×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste



eleconomiste
Vous êtes 205.794 lecteurs à vous connecter sur leconomiste.com chaque jour. Vous consultez 264.541 articles (chiffres relevés le 5/6 sur google analytics)
Economie

Plan de déplacement urbain à CasablancaLes premiers résultats dévoilés

Par L'Economiste | Edition N°:2079 Le 04/08/2005 | Partager

. Le transport par bus perd 4 points au profit des taxis . Plus de places de stationnementL’étude pour la mise en place d’un Plan de déplacement urbain (PDU) dévoile ses premières conclusions. Celles-ci ont été présentées, le 25 juillet 2005, à la wilaya en présence du wali, du maire, des gouverneurs et élus du Grand Casablanca. Les enquêtes menées, au nombre de 7, viennent rappeler les problèmes des déplacements urbains. Il en est ainsi de la charge des routes Ouled Ziane et El Jadida. Ce sont les deux pénétrantes qui sont les plus utilisée pour accéder ou sortir de la métropole. A en croire l’étude, les autres pénétrantes sont moins sollicitées. La conclusion coule de source: comment rééquilibrer l’usage des voies donnant accès à la métropole? Le bureau d’étude ne propose aucune solution. Aux limites du périmètre urbain, les routes El Jadida, Ouled Ziane, Médiouna et boulevard Zerktouni supportent le plus de trafic en période de pointe. Coordination des feuxPar ailleurs, les Casablancais préfèrent emprunter les boulevards Zerktouni, Abdel Moumen et l’avenue des FAR, pour leurs déplacements internes. Mais encore une fois, aucune solution n’est proposée pour décongestionner ces artères. Au niveau des carrefours, Marcel P.R du bureau d’étude BCEOM a soulevé l’archaïsme de la technologie qui sert à contrôler les feux de signalisation. Un autre constat s’impose: l’absence de feux pour les piétons. D’un autre côté, la coordination des feux sur les grands axes est plus le fruit d’un hasard que d’un système rodé d’organisation. Le stationnement, cette bête noire des automobilistes, charrie lui aussi son lot de problèmes. Il n’y a plus d’endroits où stationner. Le taux d’occupation affiche 90 %. C’est la saturation. A court terme, la ville ira droit au blocage si le laisser-aller persiste. Autres révélations: le conducteur passe, en moyenne, 8 minutes à la recherche d’une place pour qu’enfin il gare sa voiture à une centaine de mètres de sa destination. Sans parler du stationnement public dont la gestion est jugée «mauvaise» par l’étude. Le transport collectif par bus n’est pas à l’abri des maux. Sa part du marché se dégringole. De 18 % en 1975, elle n’est plus actuellement que de 14 %. Certainement, cette perte du terrain fait le bonheur des propriétaires de taxis. Ces derniers s’accaparent 14 % (du total des déplacements) du marché contre uniquement 1% en 1976. L’autre bénéficiaire de ce recul du transport par bus est… la marche à pied. L’étude conclut à sa prépondérance : 54 %. Le transport par bus est presque boudé par les usagers. Les causes ne manquent pas : surcharge (une moyenne de 59 passagers à bord sur l’ensemble du réseau), faible fréquence, etc.Les Casablancais veulent un service de transport de qualité. Selon les conclusions de l’étude, ils sont majoritairement pour «la substitution des transports collectifs à la voiture» à condition que la qualité de service soit améliorée même avec une hausse des prix. Une des voies de cette amélioration est d’encourager le transport ferroviaire à l’intérieur de la ville. Pour le moment son rôle est très marginal en dépit de la mise en place du train El Bidaoui. La mobilité des personnes n’est pas la seule à poser des problèmes. Le transport des marchandises pousse à réfléchir dans trois directions : la mise en harmonie entre l’infrastructure routière de la ville et les besoins du port. L’activité intense du port paraît dépasser, et de loin, l’infrastructure de la ville. Une des solutions dans ce sens, en vue d’alléger la pression sur le port, est d’orienter l’exportation des phosphates vers le port Jorf Lasfar. Les experts préconisent aussi la définition d’une zone de trafic rapide et la mise en place d’une réserve de stationnement pour les livraisons. La situation étant complexe, les responsables de la ville (autorités, élus, concessionnaires …) doivent s’impliquer. D’abord pour mettre à niveau le réseau de voirie dont l’étude a révélé l’insuffisance. Idem pour les rocades de protection du centre urbanisé. C’est cette tâche que s’est donnée le conseil de la ville dès son installation. Bon nombre de chantiers ont été ouverts dans ce sens : suppression des passages à niveaux, construction de ponts-rails et de passerelles en collaboration avec l’ONCF. Sans oublier également le renforcement des pénétrantes, projet initié en partenariat avec le ministère de l’Equipement et la Région. Initiative qui vient justement répondre au constat du bureau d’étude sur la saturation des pénétrantes et de l’autoroute urbaine.Rappelons que l’appel d’offre international pour la réalisation d’un PDU a été lancé en juin 2003. Et c’est le groupement Bceom-Scet Maroc-Cadtech-Sareco qui a été déclaré adjudicataire pour un montant de 19,8 millions de DH (hors TVA). La collecte des données a été effectuée sur la base d’enquêtes auprès de 3.500 ménages et 10.800 conducteurs de véhicules routiers sur 10 postes situés sur les pénétrantes principales. Il a été également procédé par méthode de comptage sur le réseau primaire et sur 96 carrefours jugés critiques. «Des comptages embarqués» ont été aussi effectués pour mesurer la fréquentation des autobus urbains sur 28 lignes (285 bus).


Le concret, on n’y est pas encore

Pas de périmètre de transports urbains. Pas de politique de stationnement. Pas de coordination urbanisme/transport. Pas de dessertes dans les extensions périphériques. Ce sont là certaines des conclusions du «diagnostic général du secteur». Côté solution, le bureau d’étude fait des propositions qui passent même pour des évidences : accroître l’offre des transports collectifs, réorganisation des taxis, améliorer la gestion des feux. Le wali a tenu à préciser lors de la présentation des résultats que l’essentiel est l’application concrète de ces conclusions au demeurant théoriques. Le bureau d’étude a essuyé également une critique : il n’a pas apporté de documents à distribuer aux intéressés par le devenir de la métropole : gouverneurs et élus.Ali JAFRY

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc