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Economie

Un clandestin retrouvé mort «à bord» d’un avion de la RAM

Par L'Economiste | Edition N°:2079 Le 04/08/2005 | Partager

. Le corps a été découvert dans le train d’atterrissage . Le parquet de Bruxelles n’est pas sûr de sa nationalité.. . ...mais une piste marocaine est évoquéeLE corps d’un passager clandestin a été découvert le mardi 2 août à 17h40 dans un train d’atterrissage d’un avion de Royal Air Maroc, qui venait de se poser à l’aéroport de Zaventem, l’aéroport national belge. Le passager clandestin, qui ne portait apparemment aucun papier d’identité sur lui, a été découvert dans le train d’atterrissage d’un Boeing 747 en provenance de Casablanca. Le parquet de Bruxelles est descendu sur les lieux pour faire les premières constatations. Une autopsie du corps a été décidée et un juge a été nommé pour instruire l’affaire. «Nous n’avons pas trouvé de papiers d’identité sur la personne et nous ne savons même pas s’il s’agit d’un Marocain». Jos Colpin, porte-parole du Parquet de Bruxelles, se borne à indiquer à L’Economiste qu’il s’agit d’un «jeune adulte». Il serait apparemment mort de froid «dans la mesure où les températures en altitude peuvent descendre jusqu’à moins 60 degrés». De plus, à de telles altitudes l’oxygène se fait très rare et l’on peut mourir d’asphyxie.Le porte-parole précise qu’une autopsie du corps devait avoir lieu en principe soit le mercredi après-midi soit le jeudi au plus tard. «Cela dépend de la disponibilité des médecins légistes, les vacances c’est pour tout le monde y compris pour eux…». Selon le Parquet, le corps du jeune homme ne présenterait aucune blessure, ni marque extérieure. «Le corps est dans un état normal». Une fois établies les raisons précises du décès, le juge d’instruction désigné, Thierry Freyne, pourra entamer son enquête pour recueillir toutes les informations possibles permettant d’expliquer les raisons et conditions qui ont amené ce jeune homme à tenter sa chance d’entrer en Europe caché dans les entrailles d’un avion de la RAM. Le juge devra sans aucun doute faire appel aux autorités marocaines pour l’identification du malheureux clandestin. Une commission rogatoire pourrait être envoyée au Maroc pour recueillir toutes les informations utiles à l’enquête, y compris auprès de la famille du défunt et des autorités aéroportuaires de Casablanca. Au bureau de la représentation de la RAM à l’aéroport de Bruxelles, on ne communique pas et on se contente de renvoyer les journalistes vers le bureau du siège à Casablanca. «Nous avons reçu une copie du constat de la police belge sur cette affaire et nous l’avons faxée à Casablanca. C’est tout ce que l’on peut vous dire à notre niveau», nous a confié un agent. Situation économique et sociale désespéréeCe n’est pas la première fois que la Belgique vit une telle tragédie. Le 2 août 1999, dans un train d’atterrissage d’un avion de l’ex-compagnie nationale Sabena, venant de Conakry, deux adolescents guinéens ont été retrouvés morts. Yaguine Koïta et Fodé Tounkara avaient 14 et 15 ans. Ils portaient, sur eux, une lettre qui s’adressait aux «Excellences, Messieurs les membres et responsables d’Europe». Elle évoquait la situation économique et sociale désespérée de leur pays et en particulier le drame de l’éducation des enfants. Prévoyants, ils avaient pris soin de se vêtir chaudement (trois pantalons, gros pull, veste et bonnet). En vain. Le 26 janvier 1999, un miracle avait cependant eu lieu: en provenance de Dakar, Bertrand Anri, 18 ans, était arrivé sain et sauf à Lyon après cinq heures de vol coincé dans le train d’atterrissage. Son corps avait pu être réanimé en dépit d’une grave hypothermie. Une fois rétabli, il avait été réexpédié illico au Sénégal. Même si elle avait ému le monde entier, cette affaire des jeunes Guinéens aurait été vite étouffée et aucune enquête sérieuse en Guinée n’aurait permis d’expliquer comment ces jeunes se sont retrouvés clandestinement sur un avion de la Sabena à l’aéroport de Conakry. Suite à ce drame, les autorités belges et la Sabena avaient annoncé des mesures pour renforcer la sécurité dans les aéroports africains afin de minimiser le temps pendant lequel les appareils restent sans surveillance avant le décollage. Espérons que l’enquête sur le jeune passager clandestin du vol AT 846 du 2 août 2005 ne subira pas le même sort et que toutes les responsabilités pourront être établies.De notre correspondant permanent à Bruxelles, Aziz BEN MARZOUQ

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