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Mort du roi Fahd d’Arabie saouditeUne succession dans la continuité

Par L'Economiste | Edition N°:2077 Le 02/08/2005 | Partager

. Continuité dans la politique pétrolière . Lutte contre le terrorisme, une des priorités. Des relations exemplaires avec le MarocLe roi Fahd d’Arabie saoudite s’est éteint lundi 1er août à Riyad après une dernière et longue hospitalisation qui aura duré plus de deux mois. Son décès, à propos duquel les rumeurs se faisaient persistantes plusieurs jours auparavant, a été rendu officiel hier. Le Royaume est un des premiers bailleurs de fonds du Maroc. C’est, conformément aux traditions de la dynastie wahhabite, le prince Abdellah ben Abdel Aziz, son frère, qui lui succède. Ce dernier gouvernait le pays «de facto» depuis 2003, à cause de la santé défectueuse du monarque défunt. Le ministre de la défense, le prince Sultan ben Abdel Aziz, devient quant à lui le nouveau prince héritier.Le souverain défunt, qui a régné pendant plus de deux décennies, lègue à son successeur une économie florissante qui a enregistré, en 2004, un des essors les plus remarquables depuis plus d’un quart de siècle. Le premier producteur et premier exportateur du monde de pétrole, détient aussi le quart des réserves mondiales de brut. Sa production actuelle est de 9 millions de barils/jour alors que sa capacité de production est estimée à 11 millions de barils/jour. Fahd n’a pas connu que d’heureux événements. Dès son accession au trône en 1982, il est confronté à une dégringolade de 20% des cours du brut. Sa trop grande dépendance vis-à-vis du pétrole l’incite à engager des réformes. Il développe la puissance militaire du Royaume. Entre 1985 et 1991, près de 50 milliards de dollars y sont consacrés. Cela ne sera pas suffisant pour faire face aux forces irakiennes lors de l’invasion du Koweït en 1990. La première guerre du Golfe en 1991 marquera un tournant dans le règne du roi Fahd. Il autorise le déploiement des troupes américaines dans son pays. La portée de ce geste est fondamentale. L’Arabie saoudite est le berceau de l’islam. La Mecque est le lieu saint pour toute la communauté musulmane à travers le monde. La guerre du Golfe coûtera cher au régime. Le mécontentement se fait de plus en plus grand. L’immobilisme politique aggrave une situation économique affaiblie par le faible niveau des cours du pétrole et la facture de la libération du Koweït. Les islamistes grondent, gagnent du terrain. En 1992, Fahd lance les premières réformes politiques de l’histoire du pays. Un Conseil consultatif (Majlis al-Choura) est constitué en 1993. Le roi promulgue une loi fondamentale qui laisse le pouvoir entre les mains des Al-Saoud. Mais les tendances islamistes ne s’en réjouissent pas. L’alliance avec Washington est impardonnable à leurs yeux. Les dernières années du règne ont été marquées par le défi lancé par la branche locale du réseau terroriste Al Qaida à la dynastie Al-Saoud. La répression s’est organisée. Les attentats de mai 2003 en marquent le point de départ. Des kamikazes détruisent trois complexes résidentiels à Riyad ouvrant ainsi le bal d’une série d’attentats meurtriers. Depuis 2003, les attentats ont fait plus de 100 victimes. Les autorités saoudiennes mènent une véritable chasse à l’homme. La lutte contre le terrorisme est une des priorités de l’actuel régime. Les menaces sur son propre territoire, les pressions internationales pèsent sur le climat intérieur. C’est là un des défis majeurs du successeur de Fahd. La politique à l’encontre des extrémistes islamistes sera probablement la même que celle menée durant ces dernières années. A moins que d’autres événements ne viennent la durcir davantage. Le règne de Abdellah ben Abdel Aziz devrait être une continuité de celui de Fahd, du moins sur le plan stratégique et idéologique. En matière pétrolière également, de grands changements ne devraient pas être à l’ordre du jour. Reste le volet des droits de l’homme et l’épineuse question de la femme. Celle-ci n’est toujours pas autorisée à travailler, encore moins à voter. Abdellah ben Abdel Aziz adoptera-t-il la même attitude que son prédécesseur, l’immobilisme?


Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole

Etalée sur une superficie de 2.240.000 km2, l’Arabie saoudite occupe une position stratégique dans la région du Golfe. Ouvert sur la mer Rouge à l’ouest et sur le Golfe à l’est, le Royaume partage des frontières avec le Yémen et le Soltanat de Oman, les Emirats arabes unis et le Qatar, le Koweït, l’Irak et la Jordanie. Le pays reste encore peu peuplé. La densité y est à peine de dix habitants au km2. Plus du quart de la population est composé d’étrangers. Sur les 22 millions d’habitants que compte la péninsule, près de 6,2 sont des expatriés. Le Royaume est une monarchie héréditaire. C’est le roi Abdel Aziz Al-Saoud qui la fonde en 1932 et la gouverne jusqu’en 1953, date de sa mort. La succession est assurée successivement par ses deux fils. Le premier est déchu et remplacé par son frère Fayçal. Il est assassiné en 1975 par un de ses neveux. Le prince Khaled lui succède. A sa mort en 1982, c’est Fahd qui prend la relève. L’Arabie saoudite puise sa puissance dans sa force économique. Le pays dispose de plus du quart des réserves mondiales de brut. Il est aussi le premier exportateur et producteur du monde avec une production de 9,5 millions de barils/jour (sa capacité de production s’établit à 11 millions de barils/jour).


Enormes dépenses militaires

Le Royaume dispose de 124.000 soldats. Les dépenses militaires sont de 147.791 dollars(*) par militaire. Le Maroc, qui compte plus de 200.000 militaires, gendarmes compris, dépense 8.163 dollars par militaire et les Etats-Unis 268.115 dollars par militaire. Le nombre de militaires américains s’élève à 1.500.000.(*) un dollar équivaut à 9 dirhams.Amale DAOUD

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