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    Economie US: Le FMI reste confiant malgré le pétrole cher

    Par L'Economiste | Edition N°:2077 Le 02/08/2005 | Partager

    . Il a laissé inchangée à 3,6% sa prévision de croissance pour 2005LE Fonds monétaire international (FMI) s’est montré confiant dans les perspectives économiques des Etats-Unis tout en avertissant que les prix élevés du pétrole pourraient commencer à peser sur la consommation, dans un rapport publié le 29 juillet. «Les perspectives économiques à court terme restent largement favorables pour les Etats-Unis», a estimé le Fonds dans son rapport annuel sur l’économie américaine.Le rapport a laissé inchangé à 3,6% sa prévision de croissance pour 2005 et a légèrement réduit de 0,1 point, à 3,5%, sa projection pour 2006. Cependant, «les prix plus élevés du pétrole pourraient commencer à peser davantage sur la demande intérieure», a mis en garde le FMI. Parmi les autres sujets d’inquiétude, beaucoup de responsables du Fonds ont cité «la hausse rapide des prix de l’immobilier ces dernières années», et le taux d’épargne très bas des ménages qui pose un «défi politique crucial». En matière d’épargne, on est de 1,5 à 2 points en dessous du niveau correspondant au revenu et à la richesse des ménages, a averti le rapport. Selon lequel, «il semble impossible que perdure l’état des flux financiers», car on est dans une situation où «l’épargne étrangère et les profits des entreprises financent de plus en plus les dépenses des ménages et du gouvernement». Le FMI a réitéré ses mises en garde sur le déficit budgétaire même s’il s’est félicité de l’amélioration récente des perspectives liées à la hausse des rentrées d’impôts. Les Etats-Unis devraient afficher un déficit de 333 milliards de dollars cette année, soit moins que le record de 412 milliards de dollars de 2004. «Le but fixé par le gouvernement de diviser par deux le déficit budgétaire est assez peu ambitieux, car cela implique que les ajustements structurels seront limités dans les années à venir», souligne le rapport.Le montant de la «compression sans précédent des dépenses» annoncée par le gouvernement est une autre inconnue qui pèse sur le budget. Aussi serait-il «prudent» pour le FMI «d’explorer les moyens d’augmenter les recettes», comme par exemple un élargissement de l’assiette fiscale ou une taxation directe de la consommation ou de l’énergie. Le déficit des comptes courants devrait rester au-dessus de 6% du PIB. Le FMI estime que «le niveau du dollar reste au-dessus de ce qu’il faudrait pour éviter de nouvelles augmentations de l’endettement extérieur des Etats-Unis». En clair, le dollar reste surévalué. Le déficit des comptes courants a atteint 666 milliards de dollars l’an dernier. Enfin, le Fonds s’est félicité de la politique de hausse de taux menée par la banque centrale.Synthèse L’Economiste

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