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Economie

Le gouvernement augmente les retraites des parlementaires

Par L'Economiste | Edition N°:1937 Le 13/01/2005 | Partager

. 1.000 DH par mois par année passée au Parlement . Les montants des pensions ne sont pas plafonnésLes parlementaires peuvent se frotter les mains. Le gouvernement a décidé de revoir leur système de retraite à la hausse. La décision a été prise par le gouvernement avant la fin de l’année 2004. Et c’est Fathallah Oualalou, ministre des Finances et de la Privatisation, qui est chargé de défendre le texte devant les députés. Il est certain qu’il n’aura aucune difficulté à faire passer le projet, tellement les députés sont demandeurs. Le projet passera comme une lettre à la poste, indique un député. En tout cas, une chose est sûre, l’initiative de l’augmentation des pensions est venue des parlementaires eux-mêmes. Le gouvernement, après discussion, a accepté leur demande de révision du système. Dans le lot, il y avait la loi de Finances pour 2005 à adopter dans les temps malgré les déplacements à l’étranger du ministre des Finances et de la Privatisation pour promouvoir l’introduction en bourse de Maroc Telecom.Cependant, l’examen du texte programmé hier au sein de la commission des finances et du développement économique à la Chambre des Représentants a été reporté pour une date ultérieure. Raison invoquée: agenda chargé mercredi matin. Pour Mohamed Saâd Alami, ministre des Relations avec le Parlement, ce texte ne présente aucune urgence pour l’adopter au cours de cette session dont la clôture est prévue pour la semaine prochaine, probablement mercredi, juste après le discours de Juan Carlos, Roi d’Espagne, au Parlement. D’autres projets sont plus prioritaires, dira le ministre. Il faudra peut-être attendre la session du printemps pour l’approuver. En attendant, les députés et les conseillers bénéficient d’un régime particulier de retraites, géré par la CNIA. Un contrat a été signé avec cette compagnie. Le projet qui réforme le système actuel prévoit de verser à chaque député 1.000 DH nets par mois pour chaque année passée au Parlement, soit 5.000 DH par législature, 10.000 pour deux législatures et ainsi de suite. Cela peut aller jusqu’à 25.000 DH pour cinq législatures. Aucun plafond n’est prévu comme c’est le cas dans le système en vigueur. Rappelons qu’actuellement, ils perçoivent 5.000 DH par mois pour une législature (5 ans), 7.000 DH pour deux et 9.000 DH pour trois et plus. Ils cotisent mensuellement à hauteur de 2.400 DH. Dans le nouveau système, le montant de la cotisation sera revu à la hausse pour atteindre 2.900 par mois. Le même montant est versé par l’employeur, en l’occurrence le Parlement. La pension est versée au parlementaire dès qu’il cesse d’être un élu de la nation. S’il est réélu quelques années après, il peut recevoir la pension tout en recommençant à cotiser à la caisse de retraite. Sa veuve et ses enfants mineurs n’ont pas droit à la moitié de la pension comme pour les ministres ou les fonctionnaires. La pension cesse avec le décès du parlementaire. Autre caractéristique: contrairement aux autres types de retraites, ici le parlementaire peut exercer une autre activité et avoir d’autres sources de revenu.


Mesure impopulaire?

Comme l’écrasante majorité des députés sont régulièrement réélus, la caisse des retraites est sûrement excédentaire. Cependant, certains observateurs considèrent la révision à la hausse de la retraite des parlementaires comme impopulaire, sachant que la plupart des députés sont des hommes d’affaires ou des propriétaires terriens. Les partisans de la réforme voient les choses autrement. Pour eux, c’est le prix de la démocratie. Ce système encourage les citoyens qui ne sont pas riches à venir au Parlement. Il permet également aux députés qui sont enseignants d’assurer leurs arrières. M.C.

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