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Economie

Polémique dans l’enseignement du français

Par L'Economiste | Edition N°:1937 Le 13/01/2005 | Partager

. Une rumeur annonce des changements. Des professeurs se mobilisent contre. Le ministère “n’a pas l’intention de toucher au programme”!IL n’en faut pas beaucoup pour mobiliser les professeurs, et ceux qui les accusent de ne pas prendre leur travail au sérieux se trompent. La preuve? Une rumeur selon laquelle le ministère de l’Enseignement se prépare à abandonner le programme des œuvres littéraires intégrales, ouvrant ainsi la voie au retour des morceaux choisis, a suffi pour créer la polémique. Aux yeux d’un groupe d’enseignants de Témara, cette éventualité justifiait l’envoi d’une lettre au ministre de tutelle. La missive explique “les impacts négatifs” de l’abandon du programme des œuvres littéraires au profit des manuels scolaires classiques. “Le retour aux manuels scolaires n’est pas dans l’intérêt des élèves”, déplore une enseignante de français à Témara. Et d’ajouter que “des lobbies aux intérêts mercantiles exercent une pression pour le retour à la méthode classique d’enseignement du français”. Les manuels scolaires présentent selon les auteurs de la lettre deux inconvénients. Primo, ils limitent l’approche participative fondée sur une véritable interaction entre l’enseignant et l’élève. Secundo, ils souffrent de lacunes jugées “impardonnables” par les professeurs. Le système des œuvres littéraires présente, en revanche, beaucoup d’avantages, soulignent les auteurs de la pétition. Pour les élèves, l’étude des œuvres contribue à améliorer leur niveau grâce à une meilleure pratique de la langue. “L’enseignant y trouve lui aussi son compte. Car beaucoup de professeurs disent avoir retrouvé les plaisirs d’un véritable enseignement de la langue”, soutient l’enseignante lors de son explication des objectifs de la réforme. Elle condamne, en outre, “le dialogue de sourds entre le personnel de l’Education et le ministère de tutelle”. Car cela conduit, selon elle, à des prises de décision hâtives et souvent sans concertation avec les professeurs. En fait, aucune décision n’a été prise!Abderrahmane Rami, directeur des Curricula au ministère de l’Education nationale, a nié toute intention du ministère de retourner au système des manuels scolaires. “Le programme des oeuvres intégrales a donné satisfaction. Par conséquent, le ministère a l’intention de le maintenir parce qu’il y va de l’intérêt des élèves”, affirme Rami. Ce dernier a, au passage, mis en exergue les efforts déployés par le ministère de tutelle afin de rester à l’écoute des suggestions des professeurs. “A chaque début d’année scolaire, les professeurs sont invités à se prononcer sur le contenu des programmes et de la stratégie adoptée par le ministère. A cette fin, une circulaire du ministère enjoint aux directeurs d’académie d’organiser des rencontres entre professeurs, conseillers pédagogiques et inspecteurs”, assure-t-il. Enfin, le directeur des Curricula invite les professeurs qui ont des suggestions au sujet des oeuvres intégrales de s’adresser à sa direction qui sera prête à les discuter.


Interactivité

LE ministère a initié en 2002 une réforme de l’enseignement du français qui a substitué les œuvres littéraires intégrales aux manuels scolaires. La réforme n’était pas le fruit d’une action unilatérale du ministère puisque la société civile y a joué un rôle important. Selon Rami, “la réforme a pris en compte l’avis de 3.800 personnes qui représentent toutes les catégories socioprofessionnelles. De plus, l’avis des professeurs est régulièrement requis comme le prouvent les rencontres systématiques entre inspecteurs et professeurs”. M. E.K.

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