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L’ALE UE-Mercosur reporté à 2005

Par L'Economiste | Edition N°:1881 Le 22/10/2004 | Partager

. Le relais doit être passé à la nouvelle commission le 1er novembre. Réticences autour des quotas d’importation des produits agricoles L’Union européenne (UE) et le Mercosur ont échoué à conclure dans le temps imparti l’accord d’association et de libre-échange qu’ils négociaient depuis cinq ans, mais ont décidé le 20 octobre à Lisbonne de poursuivre les négociations en 2005 en disant espérer un accord futur. “Beaucoup doit encore être fait pour atteindre le niveau d’ambition que l’importance stratégique de cet accord entre l’UE et le Mercosur reflète” et “à cette fin, les ministres sont convaincus de la nécessité de poursuivre les négociations”, selon le communiqué final de la réunion ministérielle.Alors que l’échéance pour la signature d’un accord était le 31 octobre, date de la fin du mandat de l’actuelle Commission européenne, les négociateurs ont convenu de tenir une nouvelle réunion ministérielle au premier trimestre 2005. L’actuelle Commission, qui négocie ce type d’accord au nom des 25, passera ainsi le relais à la nouvelle qui doit entrer en fonction le 1er novembre. “Nos successeurs termineront cette négociation, c’est la continuité. Nous avons travaillé dur, mais d’autres achèveront ce que nous n’avons pas fini”, a commenté lors d’une conférence de presse le commissaire européen au Commerce, Pascal Lamy, dont le successeur pressenti est le britannique Peter Mandelson. “La question d’aujourd’hui était très simple: stoppons-nous le train ou le faisons-nous continuer?”, a-t-il résumé, optant pour le second choix. “Il était plus productif d’assurer la continuité que d’entrer dans les détails”, a ajouté le chef de la diplomatie brésilienne, Celso Amorim.L’UE et le bloc commercial sud-américain cherchent depuis 1999 à signer un accord qui créerait la plus vaste zone de libre-échange du monde, mais ils ont échoué jusqu’à présent tant leurs divergences sont grandes.“Ce n’était un secret pour personne que le Mercosur n’était pas satisfait de nos offres, et ce n’était pas non plus un secret que nous n’étions pas satisfaits des leurs”, a déclaré Lamy. Le Mercosur veut que l’UE s’ouvre davantage à ses produits agricoles, viande bovine, céréales ou sucre, via des quotas d’importation plus importants. La France, en particulier, y est très réticente. Les Européens attendent, eux, davantage en termes de non discrimination et de sécurité juridique pour leurs investisseurs en Amérique latine, en particulier pour l’accès aux marchés publics et dans les services (maritimes pour le Danemark ou collectifs pour l’Espagne).Les conflits juridiques qui continuent d’opposer des groupes espagnols et français au gouvernement argentin, depuis la dévaluation du peso en janvier 2002, reflètent les difficultés en la matière.“Nous avons cherché la flexibilité. Par exemple, le Mercosur a cherché une plus grande flexibilité dans le secteur bancaire et financier, et Lamy a cherché, en revanche, à obtenir une flexibilité au niveau des quotas agricoles. Cela fera partie de la base de nos prochaines négociations”, a dit Amorim. Le ministre brésilien a fait ainsi référence à des efforts sud-américains pour garantir une plus grande sécurité juridique aux groupes européens désireux d’investir dans la banque et la finance du Mercosur. (AFP)

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