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    Economie

    Benhima dévoile sa stratégie pour l’Oriental

    Par L'Economiste | Edition N°:1921 Le 21/12/2004 | Partager

    . Le DG de l’agence présentera aujourd’hui à Nador l’étude pour l’industrialisation de la régionFaire de l’Oriental une région autonome, un vecteur de développement et d’entrée dans l’économie internationale. L’ambition de l’Agence de développement des provinces du nord (ADPN) est affichée. Une ambition qui s’intègre parfaitement dans la vision globale du pays, qui veut faire du développement régional un levier de croissance économique national. Son DG, Driss Benhima, sera aujourd’hui à Nador pour faire passer ce message fort à l’ensemble des acteurs de la région. Pour relever ce défi, l’ADPN ne lésine pas sur les moyens. Dans le pipe de l’agence, des projets de zones industrielles qui se développent dans le cadre de la réalisation d’un pôle de développement industriel dans la région de l’Oriental (PDIRO). Un projet qui vise “à faire de la région le pendant complémentaire du Tanger-Med”, souligne Abdelhak El Khaeir, chef du projet PDIRO à l’Agence du nord. Réaliser ce projet n’est pas une mince affaire, d’autant plus que sa réussite “est une obligation”, selon El Khaeir. Ainsi, il est inconcevable de se lancer dans les travaux sans aucune vision “ni feuille de route susceptible de nous indiquer le chemin à suivre”, ajoute-t-il.D’où le lancement d’une étude de faisabilité technique, financière, socioéconomique et environnementale. Il s’agit “d’identifier les besoins de la région comme marché pour faire du marketing territorial”, explique El Khaeir. D’un montant global de 10 millions de DH, l’étude sera financée par l’agence à hauteur de 50%, le ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Mise à niveau (40%) et l’Odep (10%). Celle-ci sera réalisée par le groupement Ernest & Young et CID (Conseil d’ingénierie et de développement), sur une période de 9 mois. Le suivi sera par ailleurs assuré par un comité technique de pilotage constitué des différents départements concernés (ministère, Odep et l’agence). Il sera soutenu par un comité régional présidé par le wali de la région avec les partenaires locaux, notamment les CRI, les chambres de commerce, les administrations locales et centrales…L’approche de cette étude est basée sur la mise en place d’une stratégie globale au lieu de s’intéresser à des petits projets sectoriels. “Elle s’intègre dans une vision cohérente et globale d’industrialisation de la région, du relèvement de son niveau économique et social”, souligne le chef de projet. Ainsi, l’étude est axée sur un noyau dur constitué du port de Nador avec ses deux zones franches, intraportuaire et extraportuaire. A ce noyau, viennent s’adosser des parcs industriels en projet ou existant (ZI de Selouan et de Berkane Tifalit) dans la région de l’Oriental. “Ces zones serviront d’appoint pour l’implantation d’activités annexes de sous-traitance”, indique El Khaeir.L’objectif de l’étude est d’explorer l’ensemble des opportunités susceptibles d’être développées par ce nouveau pôle. Il s’agit de détecter les nouvelles industries porteuses pour “mieux insérer le développement local dans l’économie nationale et internationale”, souligne El Khaeir. Une composante à ne pas négliger face à une mondialisation galopante. La prospection de projets sera accompagnée d’études de faisabilité technique et financière. Ainsi que l’examen de l’impact de ces activités sur l’environnement global: écologique, économique, social et humain. L’étude a aussi pour objet de chercher comment articuler et assurer les synergies entre les différentes activités.La réalisation de ces projets suppose bien évidemment la recherche de sources de financement. Pour cela, des études stratégiques et financières des différentes composantes du projet vont être réalisées. Ces études serviront par la suite à “l’élaboration d’un plan de promotion auprès des investisseurs privés”, souligne El Khaeir. Explicitement, il s’agit de la mise à disposition des investisseurs potentiels d’une banque de projets réalisables techniquement, financièrement et rentables durablement. Il faut toutefois, pour attirer ces investisseurs, faire de la communication sur ces projets. Sur ce plan, l’agence ne compte pas rester passive mais plutôt adopter une position active. Il s’agit de faire du marketing territorial agressif. “Nous n’allons pas attendre que les investisseurs se manifestent. Nous partons à leur conquête avec une offre qui s’articule autour de projets, de zones industrielles, d’assistance et d’infrastructure”, explique El Khaier.Sur le volet des infrastructures, l’étude a également pour objet de définir et recommander aux pouvoirs publics les infrastructures complémentaires, et les mesures nécessaires pour accompagner la réussite du projet PDIRO dans sa globalité. Par ailleurs, le développement régional ne peut réussir sans de la bonne gouvernance locale. C’est-à-dire l’implication et la coordination entre les différents acteurs. Cet élément n’est pas, par ailleurs, en reste des enjeux de l’étude. Le projet PDIRO vient en complémentarité de l’existant et sa réalisation et son suivi s’effectueront en collaboration avec les différents acteurs locaux. Pour le chef de projet, “il ne s’agit pas de réinventer la roue mais de mettre en cohérence ce qui existe”.


    La compétence, facteur d’attractivité

    Le projet PDIRO fait de la valorisation des ressources humaines le principal facteur d’attractivité de la région. D’autant plus que l’Oriental, faible en ressources naturelles, regorge de matière grise. Il dispose du taux le plus élevé d’alphabétisation (51%), mais aussi du taux le plus élevé de chômage (avoisinant les 16%). Toute la priorité doit donc être accordée à la valorisation des ressources humaines. Ainsi, l’identification des créneaux porteurs s’accompagnera d’une préparation du réceptacle humain. Rappelons à ce niveau le projet d’implantation d’un campus polytechnique à Oujda, dédié à la formation supérieure professionnelle dans les domaines technique, de gestion ou de services, pour faire de la région un “bassin de compétences humaines de référence nationale et internationale”. Car il ne s’agit pas seulement de préparer cette ressource pour les investisseurs, mais aussi “pour son éventuelle exportation aussi bien sur le plan national que mondial”.


    Les chantiers

    . Aménagement de Saïdia, dédoublement de la route Nador Oujda… des projets structurants Le nord est actuellement un grand chantier. Des actions majeures sont en cours de réalisation ou ont déjà été bouclées. L’Agence mène ces actions en partenariat avec les départements ministériels. Elle soutient principalement d’importants projets dans l’Oriental afin de stimuler l’investissement et développer les équipements de base. Il s’agit également d’encourager les grands projets économiques, de promouvoir l’éducation et d’asseoir les principes de solidarité. Parmi ces projets, figure la création d’un pôle de développement industriel autour de la zone franche de Nador, intégrant le port et les espaces économiques, commerciaux et touristiques. A cela s’ajoute la mise en place d’un campus polytechnique et d’appui à la formation professionnelle à Oujda. D’autres secteurs sont concernés, notamment le développement de la filière ovine et le dédoublement de la route entre Oujda et Nador. Toujours sur le registre routier, un projet d’accès au port de Beni Ansar, avec contournement de la ville de Nador, sera réalisé. Il est également prévu la réalisation de l’autoroute Fès-Oujda, la voie ferrée Taourirt-Nador, l’élargissement et la réfection de la route Oujda-Figuig. L’assainissement liquide et solide du Grand Nador et l’alimentation en eau potable dans la région d’Oujda et de Taourirt figurent également parmi les priorités de l’agence. Au menu également, la mise en place du “pays d’accueil touristique” de l’Oriental et la requalification des quartiers insalubres. Il s’agit notamment de l’aménagement du littoral de Saïdia, la mise en place d’un programme de développement et de protection des hauts plateaux. A cela s’ajoute la création de la Faculté de médecine et du centre hospitalier et universitaire d’Oujda. Rappelons que pour transformer les provinces du nord en un véritable espace de développement et de prospérité au bénéfice de l’ensemble du pays, l’Agence de développement du nord a décliné sa nouvelle stratégie suivant quatre axes prioritaires. Il s’agit notamment du développement des infrastructures de base, l’amélioration des services aux populations, la protection de l’environnement et la valorisation du facteur humain.Pour l’Agence, l’objectif premier est de parvenir à une vision coordonnée des projets de développement du nord.Concernant l’Oriental, elle met en avant le concept “d’espaces de projet” en matière de gestion et de planification, défini par le schéma de développement et d’aménagement régional de l’Oriental. Ce schéma, qui tient compte de la diversité des espaces de la région, constitue le cadre de référence approprié pour les stratégies provinciales de développement. Il implique convergence et coordination au niveau régional en s’appuyant en priorité sur les prérogatives dévolues aux centres régionaux d’investissement (CRI). L’agence préconise une approche réaliste de mise en œuvre des programmes de développement en les adaptant aux moyens disponibles et à un calendrier raisonnable.Mohammed Nabil OULLADI

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