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    Economie

    Tétouan sans bidonvilles en 2006?

    Par L'Economiste | Edition N°:1921 Le 21/12/2004 | Partager

    . Une convention signée entre le département de l’Habitat et la ville . Le budget du programme est de 28 millions de DHA Tétouan, l’habitat insalubre demeure une des taches noires de la ville. Des deux rives de l’oued Martil, ce sont des îlots de constructions improvisées qui poussent comme des champignons. Ils confisquent les espaces et rendent difficile tout développement urbanistique sain de la ville. Réagissant au fléau, vendredi dernier, Taoufik Hjira, ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, a fortement marqué le ton. “Nous allons mettre un terme au laisser-aller. Tous ceux qui participent à la prolifération de l’habitat insalubre ravissent les deniers publics et méritent d’être sévèrement punis”, annonce-t-il d’entrée de jeu lors de la rencontre organisée à la wilaya de Tétouan. Le ministre fait allusion à la nouvelle loi qui se veut plus contraignante en matière d’habitat non conforme aux règles urbanistiques. La visite de Hjira a donné lieu à la signature d’une convention qui vise l’éradication des bidonvilles à l’horizon 2006. Un délai qui paraît optimiste si l’on en juge par la complexité de la situation. Car face à l’habitat insalubre, les bidonvilles paraissent un moindre mal. Le wali de Tétouan, Mohamed Mbarki, table sur la sensibilisation aux méfaits d’un commerce qui fait beaucoup d’émules, vu sa rentabilité “mais dont l’avenir incertain retarde l’essor urbanistique de la région”. Certes, l’argent de la contrebande et du cannabis coule à flot dans les veines de ce commerce tout autant que la connivence de certains responsables. Il est donc difficile d’avoir recours à une cure de choc. D’autant plus que, comme l’a souligné Mbarki, les outils adéquats d’intervention (notamment législatifs) faisaient longtemps défaut. Par ailleurs, la mentalité régnante oblige les responsables locaux à ménager les sensibilités difficiles des vétérans de l’informel qui, aujourd’hui, cherchent d’autres issues pour pérenniser leur mode de commerce.Faire profiter Tétouan, et dans la transparence, du programme gouvernemental de l’habitat social qui ambitionne la réalisation de 100.000 logements par an, paraît plus difficile qu’ailleurs. Ce programme aura à faire front aux enjeux plus politiques qu’économiques de la région. A aujourd’hui, quelques petits bidonvilles seulement ont bénéficié du programme de relogement. Tout reste à faire pour que la couleur ocre brique des quartiers insalubres cesse d’entacher la blancheur traditionnelle de Tétouan. En effet, de plus en plus de localités rurales se muent du jour au lendemain en des centres pseudo-urbains.


    Nouvelle approche

    A Tétouan, il y a 7 bidonvilles qui abritent 700 familles et s’étendent sur une superficie de 19,13 hectares. Le programme dont le budget est de 28 millions de DH (financé par la Caisse de solidarité pour le logement), vise dans une première étape, le relogement de 27 familles. Il envisage, par ailleurs, d’offrir une aide supplémentaire pour la construction de leurs logements aux familles qui bénéficieront de terrains. Mais, à côté des 7 bidonvilles que compte Tétouan, il y a 37 quartiers qui ont besoin de restructuration. L’exode rural est un facteur aggravant “mais qui doit être toléré”, explique Hjira. Pour ce dernier, c’est bien la ville qui doit offrir les structures d’accueil nécessaire à ce mouvement qui “existe partout dans le monde”. Voilà une nouvelle approche qui veut en finir avec l’éternelle incrimination des ruraux. Une ville doit donc se prendre en charge en prenant en compte les enjeux que pose son environnement. De notre correspondant, Mostafa BENTAK

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