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    5è Congrès de l’Ordre des experts-comptables
    La transparence en question

    Par L'Economiste | Edition N°:2659 Le 26/11/2007 | Partager

    . Une ribambelle de recommandations. PME et entités publiques suscitent beaucoup d’intérêtLA transparence financière est une expression qui revient sur toutes les lèvres, actuellement. Compte tenu de la mutation économique que connaît le monde, le sujet est d’importance. Le 5e Congrès de l’Ordre national des experts-comptables en a fait son thème principal, les 22 et 23 novembre derniers à Marrakech. Pas moins de 30 experts nationaux et internationaux, de divers horizons, se sont succédé pour parler du rôle primordial de la transparence financière pour une économie saine. Les exposés, riches de sens, ont permis dans un premier temps de faire un diagnostic de la situation actuelle au Maroc et chez ses proches voisins en termes de transparence, ensuite de déterminer les pistes d’amélioration de l’existant. Et enfin d’éviter de faire les mêmes «erreurs» que nos prédécesseurs. Ainsi tous les aspects de la transparence ont été passés au crible, allant de sa nécessité au sein des marchés financiers jusqu’aux banques et assurances. Il était également question du comportement de l’Etat et des entités publiques face à cette transparence qui se présente comme «une valeur clé du développement des échanges», comme l’affirme Abdelkader Masnaoui, président du comité scientifique de l’Ordre des experts-comptables. La PME n’a pas été oubliée. Bien au contraire, la transparence financière représente un indicateur fort pour son développement. A ce propos, le congrès a connu la signature d’une convention entre l’ordre des experts-comptables et l’agence nationale de la promotion des PME. Celle-ci porte sur le conseil et l’assistance des entreprises en matières comptable et fiscale entre autres. Et pour bien faire les choses, une autre convention a été signée avec l’ISCAE. Elle porte sur un partenariat pour la formation de futurs experts-comptables. De plus, l’ISCAE projette d’ouvrir, dès cette année, un mastère en fiscalité, ainsi que la création d’un grand prix de la gestion, un peu plus tard. Par ces partenariats, la profession exprime un désir clair d’aller vers les pratiques les plus avancées. «De par notre profession, il faut être à l’avant-garde afin de bien conseiller les gens», précise un participant.Par ailleurs, lors des ateliers de travail, le doigt a été pointé vers deux aspects essentiels du monde de l’économie. A savoir, comment s’organise la transparence dans les établissements publics et comment cette transparence peut accroître les performances de la PME. Concernant ce dernier point, les recommandations préconisent notamment l’élargissement du champ d’intervention du commissaire aux comptes pour les PME à 15 millions de DH au lieu des 50 millions DH actuellement, la reconduction des avantages fiscaux pour les introductions en Bourse… Sur le plan moral, il faut inculquer un esprit civique en terme de gouvernance d’entreprise. Pour rappel, le tissu des entreprises au Maroc est constitué à 95% de PME. Elles emploient plus de la moitié des salariés du secteur, toutefois elles ne produisent qu’un tiers de la valeur ajoutée privée alors que quelque 60% déclarent des déficits structurels et plusieurs ne déclarent aucun salarié.


    Constat

    CONCERNANT l’Etat et les entités publiques, le constat est alarmant. Un certain nombre de textes ont été mis en place pour amorcer le mouvement vers la transparence, notamment par l’instauration de plans comptables. Toutefois ces acquis sont encore au stade de «vœux pieux» puisqu’ils ne sont pas encore appliqués. Leur entrée en vigueur interviendra en janvier 2009. M. A.B

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