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    Affaires

    Bendidi au Club de L’Economiste
    Grande distribution: L’ONA songe à exporter son modèle

    Par L'Economiste | Edition N°:2659 Le 26/11/2007 | Partager

    . Rééditer l’expérience d’AWB, c’est tentant. Des étages au-dessus des grandes surfaces pour amortir le foncier«Notre objectif est d’être leader, dans chacune des géographies». Il n’y a pas de doute, la feuille de route des activités de grande distribution du groupe ONA est toute tracée dans la tête de Saâd Bendidi.Le fabuleux destin des supers et hypermarchés de la holding est intimement lié à «un mode de développement différencié». «Nous cherchons sans casse à coller davantage à la réalité du client marocain», confie Bendidi. Au départ, l’implantation des Marjane et Acima était concentrée dans des îlots de prospérité, c’est-à-dire les quartiers chics des grandes villes. «Ensuite, nous sommes allés dans des zones à pouvoir d’achat plus faible, puis enfin dans des villes de taille plus modeste, où le pouvoir d’achat est différent», raconte-t-il. Évidemment, entre Californie et Derb Sultan à Casablanca, on ne s’adresse pas aux mêmes clients, on n’offre pas les mêmes assortiments, on n’applique pas le même type de gestion. «Maintenant, on sait qu’un Acima à Khouribga fait office de centre d’attractions», explique le président. Mais cette expertise est-elle exportable, comme c’est le cas pour l’activité bancaire du groupe? «Il est clair que la comparaison avec Attijariwafa bank est tentante. C’est un dilemme stratégique pour nous», admet Saâd Bendidi. L’ONA a bien envie d’emmener Marjane et Acima faire un tour au-delà des frontières. «Ça nous gratouille!», plaisante-t-il. Mais il faut s’assurer des conditions de succès, et inscrire la position de leader du groupe dans la pérennité, au Maroc. Car, il est vrai, l’expérience est plutôt jeune. «Jusqu’à 2000, nous avons fait du nursing avec Marjane», convient Bendidi. D’ici la fin de l’année, avec les ouvertures des magasins de Safi, Kénitra et Oujda, les hypermarchés seront au nombre de 17. À horizon 2010, ils devraient passer à 30: c’est presque le double en deux ans. Mais l’ONA demeure vigilant. «Mieux vaut démarrer avec une surface de 6.500 m2, et y ajouter des extensions. Nous sommes plutôt modulaires», explique le président.En tout cas, le développement de ces grandes surfaces est, en quelque sorte, une profession de foi envers l’émergence d’une classe moyenne marocaine. «Quand nous nous installons dans une région, nous mettons à disposition une grande diversité d’offres et un meilleur pouvoir d’achat. Ceci sans compter d’excellentes conditions d’hygiène et une traçabilité des produits nettement supérieures à tout ce qu’on peut trouver ailleurs», soutient Bendidi. «Oui, nous faisons le pari de l’élargissement de la classe moyenne», convient-il, tout en rappelant que pour chaque Marjane ouvert, 350 emplois directs et presque autant d’indirects sont créés. En fait, les choses vont si rondement pour Marjane qu’il autofinance son développement en grande partie. Ce n’est cependant pas encore le cas de Acima, qui est un modèle de taille réduite. «Nous n’avons pas encore atteint le nombre critique de magasins». Mais ce ne saurait tarder. «Aujourd’hui, nous sommes à 24 unités, mais nous passerons à 50 d’ici 2010».Rappelons qu’en 2006, Marjane affichait un chiffre d’affaires consolidé de 5,4 milliards de DH, soit une hausse de 20,2% par rapport à l’année précédente. De son côté, Acima a enregistré une augmentation de 19,7%, et enregistré un CA de 1,58 milliard de DH.. Cher, cher, cher le mètre carréPour les deux enseignes, le foncier est une question critique qui conditionne leur développement. «Il faut sécuriser le foncier en moyenne 18 mois avant une ouverture. Or, la construction d’un Acima nécessite un délai de cinq mois, et celle d’un Marjane douze», explique Bendidi. De plus, le rythme de renchérissement du foncier dépasse celui de la croissance du chiffre d’affaires. «On finit par atteindre des limites, évidemment». Mais l’ONA a plus d’un tour dans son sac. De fait, le groupe songe à construire sur la tête des grandes surfaces, afin d’amortir, justement, ces vertigineuses charges foncières. «Par exemple, nous pourrions optimiser nos installations situées dans les centres-villes, avec des espaces pour bureaux ou logements», illustre le président. «Si on achète un terrain de 10.000 m2 en pleine zone urbaine, on ne va pas le rentabiliser avec un seul étage...»La logistique est une question critique que nous posons sans arrêt», souligne Saâd Bendidi. Avec deux millions de tonnes de produits transportés chaque année sur le territoire national, on comprend pourquoi l’ONA s’en préoccupe. Malheureusement, les infrastructures ne sont pas encore tout à fait au point pour que le holding puisse sous-traiter le sujet à sa guise. «Il y a des exigences très élevées à respecter, notamment pour le transport et le stockage de produits frais». De plus, le président déplore qu’il n’existe pas encore de plates-formes de distribution adéquates. «Il n’y a pas encore de points d’éclatement à partir desquels on pourrait, par exemple, assurer l’approvisionnement de nos unités de l’ouest du pays».


    ONA/Auchan: L’union libre!

    «Nous n’avons plus de relation capitalistique avec Auchan, mais un partenariat commercial qui obéit à des règles de client à fournisseur», affirme solidement Saâd Bendidi, président de l’ONA. Les rumeurs couraient bon train, depuis le divorce des deux sociétés, le 27 août dernier, mais les produits du distributeur français ne disparaîtront pas de facto des tablettes des supermarchés du holding.Depuis la séparation, l’ensemble des cadres qui provenaient de chez Auchan sont repartis. «Cela ne s’est pas fait du jour au lendemain. Au moment où nous avons rendu notre décision publique, des dispositions avaient déjà été prises», assure Bendidi.Pour le président, il n’existe aucune ambiguïté dans la relation ONA / Auchan. Tant que le holding marocain et son ex-partenaire jugeront leur accord équilibré, et considéreront qu’ils font du bon business: «Ça va». Auparavant, l’enchevêtrement de la relation capitalistique entre les deux «monstres» l’emportait sur le reste. «Mais maintenant, si Auchan croit que ses marges ne sont pas bonnes, ou si nous trouvons de meilleures alternatives sur lesquelles elle ne s’aligne pas, on met fin à notre relation commerciale. C’est tout!», tranche le président.Marie-Hélène GIGUÈRE

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