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    Tramway Casa: Sajid s’engage

    Par L'Economiste | Edition N°:2659 Le 26/11/2007 | Partager

    . Début des travaux au printemps 2009, exploitation en 2012. 37 milliards de DH à trouver pour le réseau prioritaire. «L’Etat doit mettre la main à la poche»Pour la capitale économique, il s’agit de rattraper la capitale politique, Rabat, dont le chantier de tramway est déjà sur les rails. Et de la devancer. Jeudi 22 novembre, le président du Conseil de la ville, Mohamed Sajid, a présenté le projet de tramway et, pour la première fois, son échéancier. Lancement des travaux de la première ligne, qui reliera Sidi Moumen aux facultés en passant par le centre-ville, le quartier des hôpitaux… au printemps 2009. Mise en service en 2012. Trois ans pour achever 21 kilomètres. Le record de vitesse de construction en centre-ville, 25 kilomètres réalisés en trois ans, détenu par Lyon, devrait donc être égalé! Avec l’expérience en moins. «Pour respecter le calendrier établi, il faudrait lancer les travaux sur le réseau avant le printemps 2009», a reconnu Mohamed Sajid. «La construction des 37 kilomètres de métro et 50 de tramway du réseau de la deuxième ville française a commencé dans les années 1970», a rappelé Raymond Deschamp, directeur financier de Sytral, le maître d’ouvrage du Grand Lyon, invité par le Conseil de la ville. Il s’est dit «épaté par le projet très ambitieux de Casablanca». Ambitieux au regard des délais exposés, mais aussi des chiffres, énormes.Deux lignes de tramway, une de métro et une autre de RER, soit 124 kilomètres d’infrastructures à réaliser et 37 milliards de DH à trouver pour le réseau prioritaire. Deux lignes de tramway, 36 kilomètres et environ 10 milliards à rajouter pour le réseau à terme, qui devrait être achevé en 2030. Casablanca n’aura alors plus rien à envier aux grandes métropoles mondiales. Les points-clés de la ville seront reliés, les différents quartiers desservis, des pôles multimodaux, comme à Casa Voyageur et Oasis, créés. «Pour aller de Moulay Rachid à la place des Nations unies, le trajet sera d’environ 28 minutes, contre 50 actuellement», révèlent les études.Aujourd’hui, le réseau de transport de Casablanca n’est pas à la hauteur d’une métropole de cette importance. Les élus veulent y remédier rapidement. Trop? Leur projet est pharaonique, surtout au regard des moyens financiers que la ville n’a pas. Selon le président du Conseil de la ville, les appels d’offres pour la première ligne de tramway seront lancés en mars-avril 2008, soit… dans quatre mois. Mais, pour l’instant, quid du financement? Plus globalement, où trouver les 37 milliards nécessaires à la réalisation du réseau prioritaire? «Impossible sans l’intervention de l’Etat», reconnaît Mohamed Sajid. Le budget annuel du Grand Casablanca est de 110 millions de DH. «Les plus-values foncières dégagées par le nouveau centre urbain d’Anfa pourraient financer une grande partie de la ligne 2 de tramway, qui desservira ce nouveau pôle», explique-t-il, optimiste, s’appuyant sur l’exemple de Rabat, où «une majeure partie du projet de tramway sera financée par l’aménagement de la vallée du Bouregreg». Pour le reste, les Etats marocain et français se sont engagés. Ce qui n’est pas encore le cas pour le projet de Casablanca.«Casablanca représente 20% de la population marocaine, son projet doit être intégré aux projets structurants de l’Etat», suggère le maire. Certes. Le recours à des partenariats publics-privés est également envisageable. Mais aucune promesse de financement de cet ambitieux projet, qui coûte plus cher que le programme national de construction d’autoroutes (35 milliards), n’a encore été faite. Il faut dire que les bénéfices financiers escomptés sont plutôt incertains. «Les usagers des transports en commun lyonnais financent à hauteur de 50% les frais de fonctionnement du réseau», fait observer Raymond Deschamp. Le réseau lyonnais, référence pour Casablanca et Rabat, est donc déficitaire. «Les Marocains sont moins motorisés que les Français. Avec plus d’usagers, des bénéfices sont envisageables», analyse-t-il. Une chose est sûre: les bénéfices indirects, pour l’activité économique et sociale de la ville, seront au rendez-vous.Cécile Rubichon

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