×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    «Soutenir l’économie mais pas indéfiniment«

    Par L'Economiste | Edition N°:2352 Le 01/09/2006 | Partager

    . La Cnuced donne en exemple le modèle chinois…. Et critique les réformes prônées par la BM et le FMI DANS son rapport annuel, la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced) a plaidé, jeudi 30 août, pour une dose d’interventionnisme dans les politiques économiques des pays en développement. Elle donne en exemple le modèle chinois face au libéralisme prôné par d’autres institutions internationales. Le rapport estime que les réformes défendues par la BM et le FMI n’avaient pas permis de stimuler suffisamment la croissance ni de faire reculer la pauvreté dans les pays du Sud. Il s’agit en fait des réformes libérales suivies dans la majorité des pays en développement depuis le début des années 80. Depuis la fin du système collectiviste dans les années 80, Pékin a suivi depuis une politique de subventions à l’industrie nationale, de protection aux frontières et sous-évaluation du taux de change afin de soutenir ses exportations. La démarche chinoise s’est traduite par une croissance moyenne de 9,6% depuis 15 ans. Elle s’est avérée saine mais différente à celle des institutions de Washington, a estimé la Cnuced. Selon le rapport, «les gouvernements devraient protéger, si nécessaire, les entreprises naissantes, en recourant notamment aux subventions et aux droits de douane». Le but est de permettre aux producteurs locaux d’affronter la concurrence internationale. La prise de position de la Cnuced survient alors que près de cinq années de négociations sur un nouvel ordre commercial mondial sont bloquées à l’OMC depuis fin juillet. Outre un différend sur l’agriculture, certains pays émergents, comme l’Inde ou l’Argentine, refusent d’ouvrir leurs marchés aux produits industriels importés au nom de la protection des industries naissantes. Le directeur général de la Cnuced, Supachai Panitchpakdi, qui était lui-même encore à la tête de l’OMC, il y a un an, s’est toutefois défendu de prôner un retour au protectionnisme et au dirigisme. Sa recette, soutenir l’économie mais pas indéfiniment. Ce n’est pas une exemption aux règles du commerce international, mais une démarche stratégique, a-t-il expliqué. Toutefois, la politique chinoise a été encore dénoncée cette semaine à Pékin par la représentante américaine au Commerce, Susan Schwab. Elle a mis en garde contre «le nationalisme économique» de la Chine. Celle-ci est en grande partie à l’origine de l’abyssal déficit commercial des Etats-Unis. Washington réclame une réévaluation de la monnaie chinoise. Pékin a commencé à laisser flotter le yuan prudemment face au dollar en juillet 2005. Par contre, la Cnuced approuve cette politique. Elle estime que la réévaluation du yuan doit «se poursuivre petit à petit et non par à-coups».Synthèse L’Economiste

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc