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Economie

Les chantiers prioritaires de l’habitat

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5890 Le 24/11/2020 | Partager
Mesures d’urgence pour favoriser la reprise
Le contexte de crise a favorisé l’accélération de la digitalisation du secteur
Refonte des programmes d’habitat pour miser sur la qualité et le positionnement des produits
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Nezha Bouchareb, ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme, de l’Aménagement du territoire et de la Politique de la ville, a souligné que la période du confinement a été exploitée pour l’évaluation des programmes d’habitat, en vue de revoir les produits de logement, en insistant sur les aspects liés à la qualité, à la localisation, à la densité…  (Ph Jarfi)

Le secteur de l’Habitat a été l’un des plus touchés par la crise Covid-19. Ce constat, largement partagé, a été confirmé par Nezha Bouchareb, ministre en charge de l’Habitat, de l’Urbanisme, de l’Aménagement du territoire et de la Politique de la ville, invitée du Club de L’Economiste, hier à Casablanca, (les détails seront publiés dans nos prochaines éditions).

La ministre a insisté sur l’importance de ce secteur qui emploie plus d’un million de personnes. Son apport au PIB est de 6% et ce taux peut passer à 12% si on prend en compte tout l’écosystème. Durant la période du confinement, l’impact a été fortement ressenti par les différents intervenants, suite à l’arrêt des chantiers, causé notamment par la suspension de la mobilité entre les villes. Résultat: la production de logements a fortement baissé durant cette période.

Bouchareb a mis en avant une série d’indicateurs confirmant cette tendance. La production du ciment a chuté de 70% durant la période du confinement. Idem pour les crédits ayant baissé de 47% pour le programme Fogarim et de 25% pour celui de Fogalog.

Dans ce contexte, la ministre a insisté sur l’importance de la préservation d’une part d’activité au niveau du secteur, à hauteur de 30%. Cette dynamique a été appuyée par une série de mesures d’urgence, prises après le déconfinement. C’est le cas notamment de la mise en place de guides pour garantir le respect des mesures de prévention dans les chantiers.

Parallèlement, 2 chartes de solidarité ont été signées avec les intervenants dans l’écosystème de l’habitat. L’objectif est d’abord, d’assurer le maintien des postes d’emploi. Sur ce point, Bouchareb rappelle que l’habitat est l’un des secteurs ayant perdu le moins de postes, avec près de 1.000 emplois.

L’objectif est également de maintenir l’activité de certains services publics, dont le traitement des dossiers d’autorisations. A l’instar d’autres administrations, la crise de la Covid-19 a accéléré le processus de dématérialisation. Cette opération a atteint actuellement 98% au niveau des Agences urbaines.

Cette période a été également exploitée pour liquider le traitement des dossiers en souffrance au niveau de ces Agences. Au total, plus de 5.000 dossiers ont été traités durant cette période. «50% de ces dossiers ont reçu un avis favorable. Ils concernent de grands projets, portant sur des investissements de plus de 11 milliards de DH, avec la création de 40.000 emplois», a fait savoir la ministre.

Début de reprise

Selon Bouchareb, le lancement des mesures d’urgence a favorisé un début de reprise du secteur. Par exemple, la production de ciment est actuellement à 1,2 million de tonnes par mois, soit un peu moins qu’en 2019, bien avant la crise (1,3 million de tonnes).

Idem pour la dynamique des crédits Fogarim et Fogalog, qui ont atteint des niveaux au-dessus de ceux enregistrés l’année dernière. Cette tendance a été soutenue par les mesures prévues dans la loi de Finances rectificative et dans le nouveau projet de loi de Finances, notamment en matière d’annulation des droits d’enregistrement.

Autre signal fort d’une reprise de l’immobilier: les grands groupes immobiliers cotés à la Bourse de Casablanca, réservés à la hausse depuis quelques jours. Mais la ministre préfère nuancer ce constat, estimant qu’il est «un peu prématuré de trancher, dans la mesure où les indicateurs ne se sont pas encore stabilisés». Selon elle, il est important «d’analyser ces données de façon ponctuelle, mais aussi de les intégrer dans le plan de relance dans la durée».

                                                                                

Accélérer les réponses politiques

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 (Ph. L’Economiste)

Pour la ministre, une relance économique durable, qui permet de gagner des points dans le PIB, passe par une accélération des réponses politiques. Aujourd’hui, la relance du secteur de l’habitat et de l’aménagement du territoire est basée sur un plan articulé autour de plusieurs axes. L’objectif est de «garantir le maintien des emplois et d’encourager les investissements».

Cela devra passer notamment par la mise en place de solutions aux cadres de planification, avec la mise en place de nouveaux documents d’urbanisme, afin qu’ils soient plus incitatifs. Il s’agit d’un chantier qui nécessite une refonte globale, surtout avec la vétusté du cadre juridique, datant de plus de 30 ans.

«Nous travaillons actuellement sur la refonte de la loi 12-90», a fait savoir Bouchareb. Cela est accompagné d’efforts pour réduire les délais d’octroi des autorisations. La ministre a également précisé que son département a tiré les leçons de la crise actuelle. «Nous avons procédé à une évaluation des programmes, et nous avons identifié les points faibles».

L’objectif aujourd’hui est de «revoir les produits de logement, en insistant sur les aspects liés à la qualité, au positionnement, à la localisation, à la densité…». Autre chantier au programme: la lutte contre les disparités entre le monde rural et urbain.

L’idée est de miser sur une nouvelle génération de «centres émergents», dotés des équipements, infrastructures, opportunités d’emplois, services de base… Ce qui permettra de «sédentariser les citoyens dans ces territoires et de mieux gérer les flux d’exode rural».

M.A.M .

 

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