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Economie

Ecoles rurales: Comment rattraper le gap d’infrastructures?

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5890 Le 24/11/2020 | Partager
104 écoles communautaires prévues sur les 3 prochaines années
Le rythme des créations reste insuffisant
Les établissements satellites dénués d’équipements dominent

Après de 55% des élèves du primaire sont inscrits dans des écoles rurales. D’ailleurs, environ 60% des écoles primaires au Maroc, au nombre de 8.035 cette année, se trouvent dans le monde rural. Toutefois, par rapport à leurs camarades citadins, les élèves du rural sont toujours moins bien lotis. Que ce soit en termes d’infrastructures, de fournitures ou de rendements scolaires, le gap entre les deux est considérable.

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Même si le nombre d’écoles communautaires augmente d’année en année, le rythme des créations reste lent par rapport aux objectifs fixés. Le Plan d’urgence 2009-2012 en prévoyait 300

Afin de réduire les écarts entre les deux milieux, urbain et rural, le ministère de l’Education nationale mise sur le soutien social, mais également sur une nouvelle offre scolaire, basée sur les écoles communautaires. Cette année, le ministère en ouvre 15.

Dans son plan d’action, il prévoit d’en créer 45 en 2021, environ 30 en 2022 et 29 en 2023, soit un total de 104 durant les trois prochaines années. Le modèle fait partie des projets du Plan d’urgence 2009-2012. Le rythme des créations a commencé à s’accélérer à partir de 2012 (voir illustration). Néanmoins, il reste lent par rapport aux objectifs fixés. Le Plan d’urgence en visait 300. En 2020, on en est encore loin, puisque le nombre total est toujours inférieur à 200.

Les écoles communautaires sont censées apporter une offre intégrée, avec des internats et des cantines, permettant aux élèves des douars éloignés de poursuivre leur scolarité dans des conditions plus confortables. Actuellement, avec la crise Covid, toutes les écoles communautaires n’ont pas pu ouvrir leurs internats.

«Quand le nombre d’élèves permet d’avoir une chambre individuelle, l’internat est ouvert, bien sûr, en respectant le protocole sanitaire en vigueur. Sinon, l’internat est fermé et remplacé par un transport scolaire», précise une source au ministère. «La situation évolue en fonction de l’état épidémiologique de chaque province. Ce sont les comités de veille au niveau provincial qui décident», poursuit notre source.

Ces établissements devaient, également, remplacer les écoles satellites, ces «micro écoles» formées de 2 ou 3 classes, parfois mélangeant plusieurs niveaux. Il en existe toujours près de 13.152, selon les derniers chiffres de l’Education nationale. Les écoles satellites, souvent construites en préfabriqué et démunies d’infrastructures de base, dominent donc toujours.

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Le ministère de l’Education nationale a prévu un budget de près de 2,1 milliards de DH pour la mise à niveau des établissements d’éducation, de formation et de recherche scientifique en 2021. Au total, plus du quart des établissements est dénué d’eau, d’électricité et de sanitaires. Le déficit se creuse encore plus dans les écoles satellites rurales

En 2021, le ministère compte porter la part de celles raccordées au réseau d’eau potable à près de la moitié (54%), celles dotées d’électricité à 60% et celles équipées de sanitaires à 58% (voir tableau). La majorité sont en préfabriqué. Le ministère envisage de porter le taux de remplacement des constructions en préfabriqué des écoles satellites en 2021 à 48%.

De manière générale, le déficit des écoles rurales en moyens est patent. Selon une enquête publiée en 2017 par l’ONDH et la Banque mondiale, le tiers des classes rurales est dénué de matériel didactique, et 90% des élèves ruraux ne bénéficient pas d’un transport scolaire.

Malgré les efforts réalisés en termes d’internats dans le rural (98 en 2019 contre 11 en 2011), de bourses (9.299 en 2019 contre 1.613 en 2011), de subventions Tayssir (82% des bénéficiaires sont des ruraux)…, cela reste insuffisant. Les élèves du rural abandonnent presque six fois plus l’école primaire que la moyenne. En 2018, leur taux d’abandon était à 5,74%, contre une moyenne nationale de 1,1%.

Ahlam NAZIH

 

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