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Economie

Soutien aux artistes: El Ferdaous met les points sur les «i»

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5871 Le 23/10/2020 | Partager
Il a reconnu une «erreur de communication» autour de cette opération
Il s’agit plutôt d’une ation d’appui à l’investissement

La publication de la liste des artistes bénéficiaires du soutien exceptionnel accordé par le ministère de la Culture avait suscité la polémique. Des voix s’étaient élevées pour critiquer «le gaspillage de fonds publics dans un contexte de crise». Les groupes parlementaires des deux Chambres du Parlement se sont greffés sur ce débat.

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Pour Othman El Ferdaous, la mobilisation de l’Etat pour soutenir les opérateurs du secteur culturel et artistique s’explique par la suspension des activités de plusieurs professionnels, notamment à cause des mesures de restrictions et du confinement, mais également à cause du recul du mécénat artistique et du sponsoring à cause de la conjoncture économique difficile (Ph. Bziouat)

Othman El Ferdaous, ministre de tutelle, a été convoqué par les membres de la Commission de la culture et de l’enseignement à la Chambre des représentants. Lors de cette réunion, tenue mercredi dernier, le ministre a reconnu que cette polémique résulte «d’une erreur de communication».

«J’assume ma responsabilité politique dans la mesure où je devais tenir une conférence de presse pour expliquer les raisons de ce soutien exceptionnel», a-t-il concédé. Pour El Ferdaous, il est important de mettre les points sur les «i». Surtout que, contrairement aux idées véhiculées, il ne s’agit pas d’une aide au profit des artistes, mais plutôt des subventions accordées sur la base de projets culturels.

«Il s’agit d’une opération d’appui à l’investissement dans le secteur culturel et artistique», a-t-il expliqué. Les porteurs de ces projets sont soit des entreprises, soit des associations ou des indépendants. La sélection a été faite par des commissions indépendantes, sur la base de critères fixés par des cahiers des charges.

Parmi les conditions fixées, El Ferdaous a mis en avant la régularité de la situation vis-à-vis du ministère en termes de réalisation des projets subventionnés auparavant, le respect des conditions de prévention sanitaire fixés dans les plans de reprise des activités culturelles… Dans cette opération, «la priorité a été accordée aux porteurs de projets n’ayant pas bénéficié du soutien en 2019, ainsi qu’aux titulaires de la carte d’artiste non fonctionnaires».

Les fonds mobilisés pour l’octroi de ces subventions sont traditionnellement issus du Fonds national de l’action culturelle (FNAC). En mars dernier, ce fonds totalisait 33 millions de DH, contre 41 millions à la même date en 2019. Ces montants sont issus des recettes des sites du patrimoine, fermés depuis mars dernier à cause du confinement. Résultat: un déficit de 140 millions de DH. Ce qui devait conduire à l’annulation du soutien public cette année.

Le ministre a fait savoir qu’il fallait absolument chercher des alternatives, surtout face à la situation difficile du secteur et la sinistralité des entreprises actives dans ce domaine. Le lobbying auprès du ministère des Finances s’est avéré payant, dans la mesure où des fonds du budget général de l’Etat ont été transférés pour la réalisation de cette opération exceptionnelle.

Au total, 38 millions de DH ont été distribués, dont 20 millions pour les activités de théâtre, 14 millions pour la musique et 4 millions pour les arts plastiques. Le ministre table sur 40 millions de DH pour l’année prochaine. Ceci est d’autant plus important que le secteur culturel a besoin de beaucoup de temps pour redémarrer, a-t-il précisé. 

                                                             

Le 3e secteur le plus affecté par la crise actuelle

Selon les chiffres de la CGEM, le secteur a souffert d’un recul de 60% de son chiffre d’affaires, a rappelé El Ferdaous, avec un impact considérable sur les postes d’emploi. Il s’agit du 3e secteur le plus affecté par la crise actuelle au Maroc. D’autant que ces activités, connues pour leur caractère saisonnier, ont été durement touchées par les mesures de restriction durant l’été dernier. S’y ajoute le recul de l’implication d’autres secteurs, également frappés de plein fouet par la crise. Cela concerne notamment le tourisme, premier donneur d’ordre dans ce domaine. Il en est de même pour le mécénat culturel et les opérations de sponsoring, ayant pâti de la crise. Cette situation est compliquée par la faiblesse structurelle du marché artistique au Maroc. Actuellement, selon les données du HCP, chaque Marocain dépense à peine 300 DH par an dans les activités culturelles et artistiques. Ce montant est de 423 DH en milieu urbain. «Ce qui constitue un véritable problème et impose l’intervention de l’Etat pour le soutien des entreprises du secteur».

M.A.M.

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