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Economie

Vacances d’été: Où iront les Marocains?

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5779 Le 10/06/2020 | Partager
Essaouira, Agadir, Nord… les villes balnéaires préparent une saison pas comme les autres
Sécurité sanitaire et animation inédite au cœur des programmes
L’ONMT prend en charge le marketing des destinations

Les vacances de cet été seront locales. Et tant que les frontières restent fermées, les Marocains n’auront d’ailleurs pas trop le choix. Les plages espagnoles seront remplacées par les côtes nationales, et nous en avons de très belles. A noter que chaque année, ce ne sont pas moins de 500.000 Marocains qui passent leurs vacances en Espagne particulièrement.

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Sidi Kaouki, à 30 km d’Essaouira, l’une de ces plages sauvages fréquentées par les amoureux des sports nautiques, mais aussi par les touristes en quête d’un rivage tranquille ou faire une balade à pied sur le sable (Ph. surfinsurf camp)

Et pourtant l’offre balnéaire peut faire pâlir d’envie les plus belles destinations, avec ses 3.500 km de côtes dans l’Atlantique et la zone Méditerranée. Habituellement, c’est dans le Nord que le rush est plus important durant la saison estivale. Tanger, Tétouan, M’diq, Martil, Al Hoceima, Larache, Asilah, Lixus, sont assaillies mais ne disposent que d’une faible capacité hôtelière pouvant absorber la demance. Un manque toutefois comblé par l’offre en location dans les appartements et résidences, couplée par celle de Airbnb.

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Moulay Bouzerktoune est un village de pêcheurs où on pratique  aussi du surf, le windsurf et le kite surf. Beaucoup de windsurfers  y viennent pour son spot de surf unique (Ph. magicfin-moulay.com)

Sur la côte Atlantique, Agadir, qui dispose d’une capacité litière très importante, est elle aussi, prise d’assaut. Pendant les années fastes, la perle du sud affichait souvent complet. Et c’était les touristes nationaux qui étaient à l’origine du surbooking. A une époque, la demande dépassait de loin l’offre, à tel point que des familles entières passaient des nuits à la plage à la belle étoile en attendant de trouver où se loger selon leurs moyens (cf.L’Economiste n°3856 du 30 août 2012).

Qu’en sera-t-il cette année? Optimiste, Rachid Damas, président du Conseil régional du tourisme d’Agadir, en est persuadé, la ville reviendra bientôt à ses années fastes. Tout est fait pour que les estivants retrouvent de l’animation, les bons produits et surtout la sécurité sanitaire (voir notre édition n°5775 du 4 juin 2020). Celle-ci est devenue une condition sine qua none pour pouvoir accueillir des touristes et le ministère du tourisme est en train de fabriquer des normes dans ce sens. 

«Sur les plages aussi, la mairie travaille sur un protocole de distanciation», indique Dahmas. A la tombée du soir, la ville offrira de l’animation tout au long de la promenade avec musiciens en duos, des bateaux transformés en restaurants pour des dîners en plein milieu de la mer. «Nous avons concocté un programme et des packages qui offrent de l’animation et évite les attroupements», indique le président du CRT d’Agadir.

«Un effort a été aussi consenti par les hôteliers au niveau des prix avec des importantes réductions», ajoute Dahmas. Autre produit qui devra cartonner cette année, Essaouira, le nouvel eldorado du tourisme (voir notre édition n°5770 du 28 mai 2020). La ville bénéficie d’un littoral exceptionnel et offre donc un grand potentiel au niveau de ses plages.

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Les kilomètres de plages nationales méditerranéennes (ci-dessus Tamouda Bay) sauront-elles faire oublier les plages espagnoles? (Ph. Les voyageuses)

«Essaouira recèle des potentialités énormes qui vont être mises en avant cette année», souligne Redwane Khanne, président du Conseil provincial du tourisme d’Essaouira (CPTE). Concrètement, le CPTE, les opérateurs du tourisme et des voyagistes, notamment l’ARAVMS, y ont prévu des packages inédits. «Les idées ne manquent pas pour les 153 km de plages de la ville des Alizés et qui se prêtent parfaitement à de nouvelles expériences».

Tout comme Agadir ou le nord, Essaouira enregistre habituellement un taux de remplissage très important pendant l’été et cette année, les professionnels comptent redoubler d’efforts pour maintenir le trend. En termes d’hygiène, et en plus des normes du ministère de tourisme, les opérateurs souiris ont entrepris des investissements dans leurs établissements pour rassurer les clients et le personnel.

Réunissant les atouts de Marrakech et d’Agadir, Essaouira bénéficie d’une ambiance qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. La cité des Alizés compte actuellement plus de 150 établissements d’hébergement touristique classés. Soit une capacité litière totale de plus de 7.000 lits. Outre les lits construits, il y a les possibilités de bivouacs à installer sur les différentes plages sauvages dont regorge la ville: Moulay Bouzertoune, Diabat, à Cabo Sim, Iftane, Tafedna, Sidi Kaouki.

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Agadir cette année veut offrir des vacances de rêve à ses estivants: dîner en bateau, animation discrète et sécurisée sur les promenades, lâcher de ballons chaque soir…. (Ph. DR)

En somme, des produits et expériences inédits. A 30 km d’Essaouira, Sidi Kaouki est une plage connue surtout par les amoureux des sports nautiques, le surf, le windsurf et le kite surf, à la faveur du vent qui souffle toute l’année sur cette partie de l’océan. Y fleurissent, depuis les années 2000, auberges, hôtels, maisons d’hôtes et campings, à mesure que le site gagne en réputation au Maroc et à l’étranger. Sur la plage de Boumensour, il y a même des sites écologiques, loin des constructions bétonnées et polluantes.

Enfin, l’arrière pays d’Essaouira, où il y a encore tellement à découvrir, notamment sur la route menant de Marrakech vers Safi. «Nous pouvons mettre en place des excursions vers Safi, Marrakech et Agadir et faire découvrir à nos hôtes une autre facette de notre région», conclut Khanne.

Cap sur le tourisme domestique

De son côté, l’ONMT met au service des 12 conseils régionaux de tourisme du Maroc une cellule composée d’experts en marketing, communication et digital pour les accompagner dans le développement de leur communication dédiée au «Tourisme interne». Cette cellule aura pour mission de concevoir les messages de communication et de valorisation des régions et promouvoir les atouts des régions et leurs offres promotionnelles tarifaires adaptées à la clientèle marocaine, sous la signature ntla9awfbladna. Pour encourager les petites, moyennes ou grandes entreprises à communiquer et à surmonter l’impact économique du coronavirus, l’ONMT prendra en charge la totalité du budget d’achat d’espace média pour le compte des 12 régions.

Badra BERRISSOULE

 

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