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Economie

Fès-Meknès: Le CVE régional veut accélérer la reprise

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5779 Le 10/06/2020 | Partager
«La relance économique est l’affaire de tous», insiste Laenser
Le wali appelle à l’écoute, le conseil, et la mobilisation générale

La région Fès-Meknès veut acter la relance économique. C’est ce qui ressort de la première réunion du Comité de veille économique (CVE) régional, tenue lundi dernier, au siège de la wilaya. D’emblée, Essaid Zniber a noté que «cette rencontre vise à mettre en place des mécanismes efficients pour gérer les impacts de la pandémie du Covid-19 et adopter les mesures nécessaires d’accompagnement destinées à atténuer son impact socio-économique». Pour le wali de la région, «la déclinaison régionale du CVE a pour objectif de mettre en place des mesures permettant la relance des secteurs économique7s au niveau local, provincial et régional».

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Le CRI a mené une série d’entretiens auprès de partenaires institutionnels, et une enquête auprès des opérateurs économiques de la région afin de mesurer l’impact de la crise Covid. Son rapport préliminaire devant servir de base aux travaux du CVE régional, a indiqué Essaid Zniber, wali de la région (Ph YSA)

■ Un seul représentant pour tous les élus de la région
Mesures sanitaires obligent, seul Mohand Laenser représentait tous les élus de la région. Faut-il rappeler que le président du Conseil régional Fès-Meknès et doyen des présidents de régions avait sollicité le ministre de l’Intérieur pour la création d’un CVE régional. Désormais, c’est chose faite et le CVE régional se penche sur la reprise en se basant sur un diagnostic méticuleux réalisé par le CRI. «C’est l’affaire de tous. Etat, opérateurs économiques, banques, et assurances doivent se mobiliser pour réussir l’après-Covid», incite Laenser. Et d’ajouter: «nous attendons les mesures gouvernementales édictées pour aider les opérateurs à se mettre sur le chemin». «Cela ne veut pas dire qu’on ne pourrait pas préfigurer, anticiper et examiner dans les détails les prérequis», renchérit Laenser. Le critère le plus important, selon lui, est la préservation de l’emploi. «La Région vous accompagnera en complément à l’action du gouvernement. Il faut que votre offre qui s’adressera désormais à la demande domestique, soit la plus compétitive», conseille le président de la région. 

■ Le wali veut constituer une force de propositions
Constituer une force de propositions, identifier les leviers de la relance régionale et aider à cette relance, écouter et discuter… C’est en gros le plan défendu par le wali Essaid Zniber pour accélérer la reprise. «Sur la base de cette plateforme réalisée par le CRI, nous avons évalué la situation et l’impact du Covid sur l’économie régionale afin de préparer un plan de relance et mettre en place un dispositif d’accompagnement immédiat», rassure le 1er responsable territorial de la région. Pour aller vite, il a été décidé d’installer une plateforme d’écoute et de conseil au niveau du CRI à Fès et son annexe de Meknès. Cette plateforme assurera une remontée d’information en vue d’acter des mesures spécifiques pour chaque demandeur (entreprise, porteur de projet formel et informel…). Des réunions bimensuelles du CVE régional sont programmées pour assurer un suivi tangible garantissant une reprise pour toutes les activités d’ici fin août. A noter que le comité régional a pour mission de suivre la mise en œuvre des décisions du CVE national, d’analyser la situation économique et sociale de la région et d’établir des propositions et des recommandations en coordination avec les acteurs locaux.

■ Sauvegarder l’offre et stimuler la demande
«Loin du pessimisme régnant dû à la crise Covid, plusieurs entreprises ont du pain sur la planche et qui n’attendent que la levée du confinement pour lancer la machine». C’est ce qu’affirme Aziz Fertahi, président de la CGEM Meknès-Ifrane. Pour lui, les entreprises de travaux publics, à titre d’exemple, sont très optimistes et se disent prêtes à poursuivre les travaux contractuels dès l’annonce du déconfinement. Pour y parvenir, «la mobilité est essentielle», renchérit-il. L’accompagnement des autorités, banques, administration fiscale et autres départements, n’est pas en reste. «Toutefois, demeure la question des tests massifs... Nous sommes vivement interpellés par des entreprises qui s’interrogent sur l’utilité du dépistage surtout qu’il se peut qu’il y ait contamination a posteriori», rapporte Fertahi. De son côté, Mohamed Berrada Rkhami, président de la CGEM Fès-Taza, a rappelé le rôle de la CGEM, mobilisée auprès du CVE central, pour sauvegarder l’offre et stimuler la demande. Rkhami a invité les chefs d’entreprise à adhérer massivement à la campagne de dépistage lancée le 3 juin, afin «de limiter le risque de propagation du virus». Pour sa part, Hamza Benabdallah, trésorier de la CCIS, a invité le CVE à réfléchir sur la reprise des commerces avec des fonds d’aides et une exonération fiscale. «En attendant, la CCIS se penche sur la vulgarisation de l’AMO au profit des commerçants», annonce Benabdallah.

■ Respect des mesures sanitaires: une obligation
La démarche adoptée par le CVE régional vise la préparation d’un programme de relance économique selon une démarche participative associant l’ensemble des acteurs économiques au côté des administrations déconcentrées et des élus, ainsi que la mise en place d’une structure régionale d’écoute, d’orientation et d’accompagnement animée par le CRI et la CGEM au profit des entreprises et des porteurs de projets. Tout cela est bien mais de l’avis de Abdelghani Sebbar, gouverneur de Meknès, «sans qu’il y ait une mobilité, on ne peut pas assurer une reprise économique». Chiffres à l’appui, le gouverneur de la capitale ismaïlienne a présenté les répercussions de l’annulation du SIAM, le tourisme (7.500 oeuvriers), le défaut de mobilité de la main d’œuvre sur l’industrie (plus de 7.000 emplois menacés), la fermeture de 4.500 ateliers d’artisanat (25.000 artisans), outre les 75.000 commerces à l’arrêt, sans oublier l’impact sur les collectivités territoriales et les régies avec respectivement 75%  et 35% des recettes en moins. Sebbar croit dur comme fer que «le soubassement essentiel est d’assurer les déplacements au niveau national, rentrer dans la normalité et respecter les mesures barrières».

                                                                        

Une bonne défense pour Taounate et Taza aussi

Mustapha El Maaza et Saleh Daha, respectivement les gouverneurs de Taza et Taounate, ont remonté leurs manches pour défendre leurs circonscriptions. Le premier a souligné que les effets pervers de la crise Covid constituent une réalité. Pour la surmonter, «il faut qu’il y ait un effort collectif…notamment pour appuyer notre agriculture très touchée», dit-il, affirmant que les signes de la reprise commencent à se faire sentir avec «la réouverture de 40 des 60 unités industrielles que compte Taza». Même son de cloche auprès de Saleh Daha pour qui «Taounate a une vocation agricole par excellence...Un secteur qu’il faut appuyer sans pour autant négliger l’économie informelle». En revanche, «les grands chantiers de l’Etat doivent être maintenus pour booster l’économie régionale», insiste le gouverneur de Taounate.

Youness SAAD ALAMI

 

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