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    Société

    Violences contre les femmes: Les ONG veulent un modèle unifié de prise en charge

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5718 Le 13/03/2020 | Partager
    Objectif: améliorer la coordination des interventions des différents mécanismes mis en place
    En dépit de l’entrée en vigueur de la loi en 2018, des obstacles freinent la réparation des préjudices
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    Plus de 7,6 millions de femmes ont été victimes de violences liées au genre en 2019, selon les résultats de l’enquête menée par le HCP. Le taux de prévalence de la violence à l’égard des femmes atteint 58% au niveau urbain et 55% dans le monde rural (Ph. Bziouat)

    Le 8 mars est souvent l’occasion pour remettre sur la table les revendications des associations de défense des droits des femmes. C’est dans ce contexte que s’inscrit la rencontre organisée par la Fédération des ligues des droits des femmes et le Réseau LDDF contre la violence de genre, hier jeudi à Rabat.

    L’objectif est d’aboutir à un modèle unifié de prise en charge des victimes de la violence liée au genre. Aujourd’hui, plusieurs mécanismes ont été lancés, notamment suite à l’entrée en vigueur, en septembre 2018, de la loi 103.13 sur la lutte contre les violences faites aux femmes.

    «Même si ce texte ne répond pas à toutes les revendications de la société civile, il est important d’exploiter certaines mesures prévues par cette loi pour consolider la protection juridique des femmes», selon plusieurs intervenantes. Maints obstacles pointés par les ONG privent encore les femmes d’accéder à la justice en vue de réparer le préjudice subi. Il s’agit notamment des freins à caractère culturel, dont la banalisation de ces actes et la tolérance vis-à-vis des personnes impliquées.

    Au niveau institutionnel, les victimes de violence sont tenues de prouver l’existence de violence à leur égard. Or, cela est particulièrement difficile, surtout pour les cas de violences conjugales. D’où l’importance des mécanismes mis en place dans le cadre de la nouvelle loi, qui «assurent l’accueil, la prise en charge et l’orientation juridique des victimes», comme l’a souligné Fadwa Bouanane du ministère de la Solidarité, du Développement social et de la Famille.

    Commission nationale et commissions régionales, espaces multidisciplinaires, cellules d’écoute et de prise en charge… autant d’outils mis en marche pour l’accompagnement des victimes. Aujourd’hui, il est important d’assurer «une meilleure coordination entre les interventions des différents mécanismes et leur complémentarité avec l’action des ONG», selon plusieurs intervenantes.

    Des représentantes d’associations de défense des droits des femmes ont proposé que le nouveau modèle unifié de prise en charge, qui sera bientôt défini, soit lancé à Rabat, dans une première étape, avant de le généraliser à l’ensemble du territoire marocain.

    M.A.M.

     

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