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    Analyse

    Audition, tensions et revendications... pour l’acier

    Par Faiçal FAQUIHI | Edition N°:5664 Le 27/12/2019 | Partager
    Un secteur face à une protection douanière
    Des intérêts économiques contradictoires en jeu
    Des exportateurs étrangers contestent l’enquête
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    Vu que Maghreb Steel réclame des clauses de sauvegarde, le ministère de l’Industrie a mis en place un nouveau droit additionnel de 25% pour une durée de 200 jours

    Européens, Egyptiens, Britanniques, Turques et Marocains se sont assis autour de la grande table. En face d’eux, Maghreb Steel qui réclame une protection douanière contre les importations de la tôle laminée à chaud.

    La scène serait incomplète sans la présence de la Fédération des industries métallurgiques, mécaniques et électromécaniques (Fimme) et les avocats des plus grands sidérurgistes mondiaux, Tata et ArcelorMittal (Lire article). L’audition publique organisée à la veille du Nouvel An à Rabat cristallise la tension de tout un secteur (cf. L’Economiste n° 5659 du 19 décembre 2019). Le ministère de l’Industrie est le maître de cérémonie.

    Le tour de table compte aussi un «invité spécial», Afrique Advisors. Ce cabinet de conseil juridique, de lobbying et de stratégie est basé à Casablanca. Ses fondateurs, Laila Slassi et Talal Belghiti, sont les correspondants de Mayer Brown au Maroc.
    Ces consultants ont été mandatés en tant que conseils juridiques par le ministère de l’Industrie pour l’accompagner dans ce grand dossier.

    C’est une première depuis que L’Economiste couvre ces affaires de commerce international. Un «briefing» était d’ailleurs programmé après l’audition, entre les consultants et leur client gouvernemental. Laila Slassi et Saïd Maghraoui Hassani, le directeur de la politique des échanges commerciaux extérieurs, se sont donné rendez-vous en fin d’après- midi du 19 décembre 2019. Juste après l’audience publique sur la tôle. 

    Les intérêts contradictoires en jeu s’annoncent encore plus corsés pour les métallurgistes. Depuis 2014 au moins, plusieurs opérateurs sont aux abois à cause de leurs difficultés financières. D’autres se débattent dans des procédures judiciaires: Stroc Industrie, Buzichelli et Delattre Levivier Maroc plus récemment (cf. L’Economiste n°5660 du 23 décembre 2019).

    Les tracas du secteur s’étendent au-delà de la défense commerciale réclamée par Maghreb Steel. Les professionnels traînent des boulets: la douane et son prix de référence qui dépasse la taxe additionnelle à l’import de 25% (!), les difficultés de financement bancaire, la concurrence déloyale, les pratiques anticoncurrentielles, la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, les délais de paiement «atrocement allongés», le régime fiscal plus favorable aux entreprises en zones franches... (cf. L’Economiste n° 5499 du 19 avril 2019).

    Comment le ministère de l’Industrie parviendra-t-il à réguler le marché en trouvant un bon compromis?

    Faiçal FAQUIHI

     

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