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La CDG sensibilise aux enjeux de l’école

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5649 Le 06/12/2019 | Partager
Les enseignements du classement PISA
Cumul des lacunes, qualité des enseignants… les principaux obstacles
Comment engager une véritable mise à niveau des apprentissages
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Les intervenants lors de la rencontre organisée par le groupe CDG ont insisté sur les enseignements à tirer des résultats du test PISA, principalement le fait que 73% des élèves marocains n’ont pas une compétence suffisante en lecture. D’où l’importance d’agir, essentiellement dans le cycle primaire, afin d’éviter le cumul des lacunes d’apprentissage qui favorisent l’abandon scolaire (Ph Jarfi)

Les réformes menées au niveau du système éducatif n’ont pas permis d’améliorer l’apprentissage des élèves marocains, dont le niveau en mathématiques, en sciences et en lecture a du mal à évoluer. C’est ce qui ressort des derniers résultats du test PISA de l’OCDE, dans lequel le Maroc occupe l’une des 5 dernières places.

Au-delà du classement, ces résultats offrent une série d’enseignements qui permettent de mener une véritable évaluation du système éducatif. C’est ce qu’a expliqué Soumaya Maghnouj, analyste des politiques d’éducation à l’OCDE, lors d’une conférence organisée par le groupe CDG, jeudi 5 décembre à Rabat. Au-delà du classement, ce test permet de faire le point sur la capacité des élèves marocains à mobiliser des compétences et de les utiliser.

La régularité de la participation aux tests PISA permet, selon elle, d’avoir une visibilité sur l’évolution du système éducatif dans le temps. A travers ce test, réalisé en mai dernier, l’objectif est de permettre aux élèves d’avoir un regard critique sur les sources, surtout avec la disponibilité des informations sur internet.

En mettant l’accent sur les élèves âgés de 15 ans, les résultats de ce test permettent d’orienter les réformes d’enseignement en termes de mise à niveau des apprentissages, parallèlement au processus de généralisation. Actuellement, la part des enfants âgés de 15 ans inscrits dans le système d’éducation formelle est de 64% au Maroc.

Un niveau plus bas que la moyenne enregistrée dans le primaire. Ce qui montre l’ampleur des déperditions lors du passage entre les deux cycles. Cela est lié à une série de facteurs, comme le cumul des lacunes d’apprentissage, comme l’a précisé Youssef Saâdani, directeur des études économiques à la CDG. L’exploitation des résultats du test PISA permet également de faire le point sur la relation entre les performances des élèves et leur milieu social.

«Au Maroc, il est important de garder le niveau d’équité, tout en améliorant les apprentissages», a noté Maghnouj. Pour elle, le principal enjeu est également de renforcer les conditions d’épanouissement des élèves. Pour Saâdani, l’un des principaux constats à retenir de ces résultats est que 73% des élèves marocains n’ont pas une compétence suffisante en lecture.

Pour lui, «tout se joue au cycle primaire. D’où l’importance d’agir au bon niveau éducatif». En plus de l’accumulation des lacunes d’apprentissage, d’autres facteurs de blocage ont été pointés par le directeur des études économiques à la CDG. Il s’agit notamment de «l’anti-sélection des enseignants et leur solitude dans l’exercice de leur métier», a-t-il affirmé.

La qualité des enseignants est l’un des principaux enjeux de la réforme du système d’enseignement. Ceux-ci ont une qualification moins élevée par rapport aux autres pays de la région MENA, a rappelé Maghnouj. Leur situation est compliquée davantage par le fait que les nouvelles recrues sont affectées dans des milieux scolaires défavorisés, au moment où dans d’autres pays, les novices rejoignent généralement les milieux scolaires favorisés, a expliqué cette analyste des politiques d’éducation.

                                                                                

Miser sur les bons enseignants

Pour les intervenants lors de cette rencontre organisée par le groupe CDG, l’une des principales solutions pour la mise à niveau du secteur éducatif est de miser sur la qualité des enseignants. Ceci est d’autant plus important pour le développement du pays, car les expériences internationales, notamment des Etats comme le Japon et la Chine, ont montré que la qualité de l’enseignement est une pré-condition et non une conséquence de la croissance. Aujourd’hui, il est important de réussir à recruter les meilleurs profils, selon Youssef Saâdani. Pour lui, au moins un tiers des meilleurs bacheliers doit être attiré par les métiers d’enseignement. Les nouvelles facultés des sciences éducatives constituent un bon mécanisme pour réussir cette orientation. Celles-ci «doivent bénéficier d’appui pour instaurer un système similaire aux grandes écoles à accès sélectif», a-t-il expliqué. Il plaide également en faveur de l’adoption d’un système de résidanat au niveau de ces établissements, afin de permettre la combinaison entre la formation théorique et pratique. Cela devra s’accompagner, selon lui, du renforcement de l’attractivité du secteur, notamment via une revalorisation des salaires, une meilleure visibilité pour les perspectives de carrière…

M.A.M.

 

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