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Assurances et réassurance: La région Mena, encore loin de son potentiel!

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5649 Le 06/12/2019 | Partager
Avec un taux de pénétration de 1,6%, le marché présente de grandes opportunités de développement
Améliorer la culture de l’assurance et mettre en conformité des cadres réglementaires, les défis du secteur

Comme bien d’autres secteurs, l’industrie de l’assurance dans la région Mena doit faire face à plusieurs défis. Le plus important est d’augmenter le taux de pénétration qui reste très faible dans les pays arabes (1,6%) contre une moyenne mondiale de 6%.

Ceci étant, il existe de fortes disparités entre les pays de la région. Le 2e défi est relatif à la culture de l’assurance auprès du citoyen arabe -en dehors du rôle quasi réglementaire-, encore très faible comme l'indique le taux de pénétration.

Enfin, le 3e défi est la mise en conformité des cadres réglementaires avec les normes internationales pour garantir un développement soutenable du secteur, indique Hassan Boubrik, président de l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS).

Ces enjeux ont été discutés lors de la 4e conférence de l’AUIRC (Arab Union of Insurance Regulatory Commissions) organisée les 4 et 5 décembre à Marrakech par le régulateur marocain en collaboration avec l’Union arabe des contrôleurs d’assurances. Les organismes de régulation ont un rôle important dans la réalisation de ces défis.

«Régulateurs et acteurs du marché doivent travailler main dans la main pour assurer un développement harmonieux. Certains sujets peuvent générer plus de discussions,… mais au final, nous sommes les meilleurs amis du monde», souligne Mohamed Hassan Bensalah, président de la Fédération marocaine des sociétés d’assurances et de réassurance (FMSAR). Au vu du faible taux de pénétration de l’assurance dans les pays du Mena, le potentiel de croissance est beaucoup plus important. Cette croissance peut constituer un levier de mobilisation de l’épargne au profit des économies de la région.

Pour Ebrahim Obaid Al Zaabi, directeur général de l’Insurance Authority des Emirats Arabes Unis et président de l’Union arabe, les changements peuvent prendre tellement de formes différentes. La seule solution, c’est d’innover et d’être capable de s’adapter assez rapidement.

Le Maroc enregistre un meilleur taux de pénétration dans le secteur des assurances que les pays arabes. De 2013 à 2018, le secteur des assurances et réassurance a enregistré une évolution de 55% des primes émises. «L’autorité de régulation a joué un rôle important dans cette évolution», insiste Bensalah. Et de poursuivre, «ces développements ont fait de notre marché le premier du monde arabe, en termes de taux de pénétration,… et le deuxième en Afrique, en termes de primes émises».

Démarrage effectif du Takaful au 1er trimestre 2020

La conférence de Marrakech a été précédée par une réunion des membres qui ont traité la question de l’assurance inclusive. Un sujet d’actualité au Maroc. En effet, l’amendement du texte qui met en place ce produit, très attendu par les banques participatives et leur clientèle, a été approuvé par le Parlement. L’objectif du projet est d’adapter le Code des assurances en vigueur aux spécificités de cette activité bancaire qui a démarré au Maroc depuis presque deux ans. «Nous sommes aujourd’hui dans la dernière ligne droite pour un démarrage effectif du Takaful, probablement au 1er trimestre de 2020», relève Boubrik. Cette assurance va compléter le dispositif finance participative. «Le chantier de cette assurance qui a démarré deux ans après celui de la banque implique plusieurs parties prenantes dont le Conseil des oulamas. Le potentiel pourrait se situer entre 5 et 10% du marché, selon Boubrik.

B.B.

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