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International

Violences contre les femmes: Un appel à un «électrochoc pour briser le silence»

Par L'Economiste | Edition N°:5642 Le 27/11/2019 | Partager
Des initiatives pour mettre fin à des dysfonctionnements
Plusieurs mesures juridiques mises en place
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Lundi 25 novembre, c’était la 4e journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Une cause qui a rassemblé des dizaines de milliers de manifestants depuis samedi dernier, notamment en France, en Italie, en Belgique, en Espagne, en Russie, en Amérique latine et en Turquie.

Appelant à un «électrochoc pour briser la chaîne du silence», le Premier ministre français Edouard Philippe a annoncé des initiatives pour mettre fin à des dysfonctionnements. La colère est montée d’un cran ces dernières semaines dans de nombreux pays face aux féminicides (87.000 femmes tuées dans le monde en 2017, dont la moitié par des proches, selon l’ONU), un phénomène longtemps ignoré ou minoré.

Et les appels au changement se multiplient. La mission des Nations unies en Afghanistan a demandé un effort au gouvernement de Kaboul contre les violences faites aux femmes, massives dans le pays et en hausse, selon un récent rapport de la Commission afghane des droits de l’Homme.

Pour parer à ce phénomène, le gouvernement français a prévu plusieurs mesures juridiques. Sur la liste figurent: création d’une nouvelle circonstance aggravante pour les auteurs de violences dans le cas de harcèlement ayant conduit au suicide, inscription dans la loi de la notion d’emprise psychologique, qui prépare souvent la violence physique, secret médical réaménagé pour les situations où il existe un risque sérieux de renouvellement de violence, ligne d’écoute pour les victimes de violences conjugales fonctionnant 24 heures sur 24. Il a promis 360 millions d’euros dédiés l’an prochain à la lutte contre les violences faites aux femmes.

Très attendues, ces mesures ont souvent été jugées insuffisantes par les militantes féministes, qui ont mobilisé des dizaines de milliers de manifestants dans toute la France samedi dernier. Plusieurs autres pays ont saisi l’occasion de cette journée internationale pour afficher ou renouveler leur détermination à lutter contre les violences faites aux femmes.

En Espagne, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont défilé à travers le pays, à Madrid, Barcelone, Valence, Saragosse et Bilbao. Ce pays est pionnier dans la lutte contre les crimes spécifiques contre les femmes. En 2004, une loi contre les violences de genre y avait été adoptée, à l’initiative du gouvernement socialiste de José Luis Rodríguez Zapatero, suivie d’un Pacte national en 2017 quand le conservateur Mariano Rajoy était au pouvoir.

F. Z. T. avec agences

 

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