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    Economie

    Chine-Afrique: Rabat cherche de nouvelles opportunités

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5343 Le 04/09/2018 | Partager
    Xi Jinping annonce 60 milliards de dollars dédiés au continent
    Les entreprises chinoises investiront 10 milliards de dollars en Afrique sur 3 ans
    El Othmani se réunit avec les opérateurs chinois ayant des projets au Maroc
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    Sa Majesté en compagnie du président Xi Jinping lors de sa visite officielle à Pékin (Ph. MAP)

    Le Maroc veut se positionner pour mieux profiter des opportunités de la nouvelle Route de la soie. Saâdeddine El Othmani a fait le déplacement à Pékin, pour représenter le Roi aux travaux du Sommet Chine-Afrique. Il est accompagné de Mohcine Jazouli, ministre délégué aux Affaires africaines, et Othmane El Ferdaous, secrétaire d’Etat en charge de l’Investissement.

    En marge de cet événement, le chef du gouvernement a tenu, hier lundi, des réunions avec des opérateurs économiques chinois. L’objectif est de «passer en revue les projets de ces entreprises au Maroc et de déterminer les moyens de développer davantage leurs activités».

    Il s’agit d’opérateurs intervenant dans des secteurs comme les télécoms, l’énergie et les infrastructures. C’est le cas notamment des géants Huawei, Energy China ou encore China Harbor engineering company… Cette rencontre intervient au moment où le président chinois, Xi Jinping, vient d’annoncer 60 milliards de dollars supplémentaires pour le développement économique des pays africains (voir encadré). Sur ce total, des entreprises chinoises seront encouragées à investir au moins 10 milliards de dollars en Afrique durant les 3 prochaines années.

    Les opérateurs marocains sont également mobilisés lors de cet événement, étalé sur 2 jours. Le président de la CGEM, Salaheddine Mezouar, conduit une délégation d’hommes d’affaires, ayant pris part au Dialogue de haut niveau entre les leaders et représentants économiques chinois et africains et à la Conférence des entrepreneurs. Ces événements sont consacrés cette année aux questions d’industrialisation, de commerce et d’infrastructures.

    Pour les responsables de la CGEM, il s’agit de «mettre en exergue le rôle du Maroc en tant que force économique régionale résolument engagée dans un partenariat win-win avec la Chine, en vue d’accélérer la création d’emplois et de croissance inclusive sur le continent».

    Ceci est d’autant plus important que les échanges commerciaux et le volume des investissements chinois au Maroc restent encore faibles, par rapport au potentiel identifié. Selon les statistiques des Douanes chinoises, les échanges commerciaux entre Rabat et Pékin ont atteint 3,83 milliards de dollars en 2017, avec une légère amélioration (5,3%) par rapport à l’année précédente. Idem pour les investissements directs, qui se situent à hauteur de 163 millions de dollars, à fin 2017.

    Aujourd’hui, Rabat est à la recherche de nouvelles opportunités de partenariat économique avec le géant chinois. Surtout que les opérateurs privés de ce dernier sont intéressés par certains projets comme les ports, les centrales électriques, le gaz, l’énergie solaire, comme l’avait expliqué, sur nos colonnes, l’ambassadeur de la Chine à Rabat Li Li (voir notre édition du 27 juillet dernier).

    La coopération triangulaire et la volonté des deux pays de renforcer leur présence en Afrique peuvent favoriser une meilleure dynamique. Par exemple, «le Maroc dispose d’un réseau bancaire bien développé en Afrique. Les investisseurs chinois en ont besoin, afin d’avoir une coopération en toute sécurité». Les deux pays veulent miser sur leur complémentarité sur le continent. Le privé est également mis à contribution.

    La CGEM est impliquée au projet de Route de la soie via le Conseil d’affaires auquel elle a adhéré suite à la signature d’un mémorandum d’entente l’année dernière. Ce Conseil vise à créer une plateforme de dialogue et d’échange pour les secteurs industriels et commerciaux des pays riverains de l’initiative «la Ceinture et la Route».

    L’actuel Sommet Chine-Afrique ambitionne de franchir un nouveau pas dans ce méga-chantier. Les deux parties veulent «construire une communauté de destin sino-africaine plus solide». L’une des principales mesures prévues: aligner l’initiative «la Ceinture et la Route» sur l’Agenda 2063 de l’Union africaine, sur le programme de développement durable 2030 de l’ONU et sur les stratégies de développement des différents pays africains. Actuellement, les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique atteignent 16,17 milliards de dollars. La balance commerciale enregistre un excédent de 2,5 milliards en faveur de Pékin.

    (Voir aussi Tribune)

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