Economie

Trois pôles concentrent 2/3 de la richesse nationale

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5343 Le 04/09/2018 | Partager
Casablanca-Settat, Tanger-Tetouan-Al Hoceïma et Rabat-Salé-Kénitra
Les plus forts taux de croissance dans le Sud
Les services représentent la moitié du produit intérieur brut
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Les trois régions de Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra et Tanger-Tétouan-Al Hoceïma ont créé 58,2 % de la richesse nationale. Et quatre autres en ont généré 30,1%. Cependant, les 3 premières régions contribuent pour deux tiers au PIB

Bien que la croissance ait été assez molle en 2016, certaines régions se sont distinguées par des résultats performants. Six ont enregistré des taux de croissance  supérieurs à la moyenne nationale (1,1%). Il s’agit de Dakhla-Oued-Ed-Dahab (7,6%),  de Laâyoune-Saguia al Hamra (7,1%), de Guelmim-Oued Noun (6,3%), de Drâa-Tafilalet (4,2%), de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma (2,5%) et de  Souss-Massa  (2,2%).

Excepté les deux dernières régions qui abritent des activités industrielles, les performances des autres s’expliquent probablement par le plan de développement 2015-2021. A fin mars 2018, le taux d’avancement de ce programme avait atteint 48%, avec à la clé l’investissement de 21 milliards de DH. Et à la fin de l’année 2018, le taux de réalisation devrait s’établir à 70%, selon le chef du gouvernement qui s’exprimait devant le Parlement.  

Par ailleurs, plus du 1/3 de la croissance  est à mettre à l’actif de la région de Casablanca-Settat, alors que sa contribution au PIB était à peine de 0,4 point, relève le HCP dans sa dernière livraison sur les comptes régionaux en 2016. C’est la capitalisation sur le tissu industriel et commercial dont elle dispose. Sans oublier un arrière-pays abritant des filières agricoles performantes: sucre, lait, huile, céréales et arboriculture fruitière. 

Avec également une faible contribution à la croissance (comprise entre 0,2 et 0,5 point), les régions de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma et de Rabat-Salé-Kénitra participent pour 37,3% à la croissance du PIB en volume. Les neuf régions restantes concentrent 28,6% du PIB en 2016.

La même année, le PIB par habitant s’est établi en moyenne  à 29.390 DH. Un chiffre de très loin dépassé par 5 régions. Il s’élève à 76.000 DH à Dakhla-Oued-Ed-Dahab et ramené à 46.088 DH à Casablanca-Settat. Les régions  de Rabat-Salé-Kénitra et de Guelmim-Oued Noun, affichent, respectivement, 34. 826 et 32.300 DH alors que celle de Laâyoune-Saguia al Hamra  atteint 42.720 DH.

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Rapportées à la population, les dépenses de consommation finale des ménages affichent des niveaux supérieurs à la moyenne nationale (16.974 DH en 2016) dans six régions. Les Casablancais dépensent 20.769 DH par tête de pipe

Par activité, le secteur primaire représente 12% du PIB national en 2016. La contribution de ce secteur à  la création de la richesse dépasse, dans la majorité des régions, cette moyenne nationale. Il contribue pour 25,9% au  PIB de la région de Dakhla-Oued-Ed-Dahab, 20,4% de Souss-Massa, 19,8% de  Fès-Meknès et 18,8% dans la région de Béni Mellal-Khénifra. La région de Casablanca-Settat affiche, quant à elle,  la part la plus faible avec 4,5%.

Les activités secondaires (industrie, mines, électricité, eau…) représentent 26% du PIB. Quatre régions affichent des parts supérieures à cette moyenne: Casablanca-Settat (36,2%), Béni Mellal-Khénifra (32,3%), Tanger-Tétouan-Al Hoceïma (32,2%) et  Laâyoune-Saguia al Hamra: 30,8%.

Mais le secteur des services prédomine à raison de 50%.  Cette moyenne est largement dépassée dans les régions de Guelmim-Oued Noun, de Dakhla-Oued-Ed-Dahab et de Rabat-Salé–Kénitra. Elle est comprise entre 60 et 68,6%.

En ce qui concerne les dépenses de consommation finale des ménages, les Casablancais et la population de la région de Rabat-Salé-Kénitra arrivent en tête avec une participation de l’ordre de 39,7%. Et quatre  régions totalisent 41,5% des dépenses de consommation finale.

Les autres régions ont contribué pour 18,7%, avec des apports compris entre 0,6% pour la région de Dakhla-Oued-Ed-Dahab et 7% pour la région de l’Oriental. Ainsi, les disparités dans les dépenses se sont quelque peu atténuées en 2016 puisque la moyenne régionale s’est située à 30,5 milliards de DH contre 30,6 milliards.

 

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