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Economie

Capital investissement : Des Allemands se positionnent

Par Franck FAGNON | Edition N°:4901 Le 21/11/2016 | Partager
Quaesta Capital va promouvoir un fonds de 100 millions d’euros
Il a vocation à investir dans les métiers mondiaux du Maroc
Le ticket d’investissement peut aller jusqu’à 20 millions d’euros
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Le fonds de 100 millions d’euros promu par Quaesta Capital viendra renforcer les ressources disponibles à l’investissement. Depuis 2009, les gérants de fonds ont investi 4,8 milliards de DH, soit 87% des opérations enregistrées depuis l’origine

L’industrie du capital investissement enregistre un nouvel entrant. Quaesta Capital va promouvoir le fonds Maroc Croissance d’une taille de 100 millions d’euros, l’équivalent de 1 milliard de DH. Basé à Francfort, Quaesta Capital prévoit l’ouverture d’un bureau à Casablanca prochainement. La société d’ingénierie financière, qui gère 3 milliards d’euros d’actifs, a déjà mené des opérations au Kenya ou encore en Ethiopie, mais c’est la première fois qu’elle dédie un fonds exclusivement à un marché. «Maroc Croissance sera notre premier fonds participatif en Afrique», confirme Christian Hiller von Gaertringen, associé senior à Quaesta Capital.
Dans une région émaillée par les tensions ces dernières années, la stabilité du Maroc a joué en sa faveur. Surtout, «l’économie est prometteuse et se développe bien», analyse Hiller von Gaertringen. Sur le plan des affaires, le Maroc reste relativement compétitif par rapport à un certain nombre de pays de benchmark en matière de coûts de la main-d’œuvre et d’exportations notamment. Le régime d’imposition y est aussi relativement plus avantageux. Ce sont des arguments qui ont certainement convaincu les investisseurs du fonds, essentiellement des institutionnels européens. Maroc Croissance vise une rentabilité moyenne annuelle comprise entre 10 et 12% pendant sa durée de vie (8 à 10 ans).
Pour atteindre ces objectifs, le fonds pourra investir entre 5 et 20 millions d’euros dans des entreprises de divers secteurs tels que l’automobile, l’aéronautique, l’électronique, l’offshoring ou encore l’agroalimentaire, en gros, les métiers mondiaux du Maroc. Le fonds a vocation à financer les entreprises européennes qui se développent au Maroc et la croissance des opérateurs marocains à l’étranger. En revanche, les entreprises en phase de création sont hors du périmètre du fonds. Cependant, «nous pouvons accompagner les nouveaux projets des entreprises qui sont déjà installées», nuance Hiller von Gaertringen.
Le capital investissement a encore du mal à s’imposer parmi les sources de financement des entreprises, en raison notamment de la méconnaissance de ces instruments ou pour des raisons culturelles. Le crédit bancaire et celui inter-entreprise sont de loin les options privilégiées par les chefs d’entreprise. Au-delà des frontières, particulièrement sur les autres marchés africains, les transactions sont limitées. En tout cas, l’arrivée de Maroc Croissance va accroître les ressources disponibles à l’investissement. L’année dernière, les gérants de fonds ont engagé 606 millions de DH dans 11 entreprises. Cela porte à 5,5 milliards de DH les investissements réalisés depuis l’origine.

 

 

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