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    International

    Changements climatiques
    La FAO presse les agriculteurs à s’adapter

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4878 Le 18/10/2016 | Partager
    L’agriculture contribue lourdement aux émissions de gaz à effet de serre
    La hausse des températures menace la production de blé en Afrique du Nord
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    D’ici à 2050, quelque 50 millions de personnes supplémentaires risqueraient de souffrir de sous-alimentation à cause du changement climatique. C’est en Afrique subsaharienne, ainsi que dans certaines parties de l’Asie du Sud, que la vulnérabilité des populations face à l’insécurité alimentaire découlant du changement climatique a été signalée

    Sans mesures pour renforcer la durabilité, la productivité et la résilience de l’agriculture, les effets du changement climatique feront peser une lourde menace sur la production alimentaire. C’est en substance le message véhiculé par la FAO dans sa récente étude sur la situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture dédiée cette année au changement climatique. Un thème qui sera abordé lors de la COP22 prévue du 7 au 18 novembre à Marrakech.
    Les secteurs de l’agriculture ont le potentiel de limiter leurs émissions de gaz à effet de serre, mais pour assurer la sécurité alimentaire, il faut mettre l’accent sur l’adaptation.
    Les émissions dues à l’agriculture sont estimées à plus de 5,3 milliards de tonnes d’équivalent CO2 (chiffres arrêtés à 2014). Au Maroc, ces émissions sont de l’ordre de 13,6 millions de tonnes.
    Un cinquième des émissions de gaz à effet de serre est généré par l’agriculture, la foresterie et le changement d’affectation des terres. Ceci dit, les secteurs de l’agriculture doivent contribuer à limiter ces rejets et éviter que la température n’augmente de plus de 1,5 °C ou 2 °C à l’échelle mondiale par rapport aux niveaux préindustriels.
    Les effets du changement climatique sur la production agricole varient selon les régions. En effet, la hausse des températures menace la production de blé en Afrique du Nord et les rendements du maïs dans l’ensemble de la région. Une baisse généralisée des disponibilités en eau est prévue, malgré une légère augmentation au Soudan, en Somalie et dans le sud de l’Egypte. Des températures hivernales plus douces constituent un avantage pour l’élevage, mais le stress lié à la chaleur estivale a des effets négatifs.
    Dans de nombreux bassins hydrographiques de la Méditerranée et du Proche-Orient, les ressources en eau exploitables continuent de diminuer. Le potentiel de capture diminue de 50% dans certaines zones de la Méditerranée et de la mer Rouge. Au Proche-Orient, la baisse de la pluviométrie en été entraîne de graves pénuries d’eau qui influent sur l’accroissement forestier.
    Après 2030, les répercussions négatives du changement climatique sur la productivité de la culture, de l’élevage, de la pêche et de la foresterie devraient s’aggraver dans toutes les régions du monde. Les pénuries alimentaires entraîneraient de fortes hausses des prix, dont l’instabilité serait par ailleurs accentuée par la variabilité accrue du climat.

     

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