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    International

    Coface dégrade la note du Royaume-Uni

    Par Soufiane NAKRI | Edition N°:4878 Le 18/10/2016 | Partager
    Brexit: l’ambiguïté de sortie pèse sur l’économie anglaise
    Les investisseurs reportent leurs décisions
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    La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne aura un impact négatif sur l’activité, même si son ampleur dépendra du processus de sortie. Dans le scénario de Coface, la croissance n’atteindrait plus que 0,9% l’an prochain

    COFACE dégrade la note d’évaluation du Royaume-Uni en A3 suite à sa sortie de l’Union européenne qui doit théoriquement durer deux ans, mais qui pourrait s’avérer en réalité beaucoup plus longue. Theresa May, la Première ministre britannique vient d’annoncer qu’elle activerait l’article 50 avant fin mars 2017. Le manque de détails sur les modalités de sortie incite les ménages et les investisseurs à reporter leurs décisions, ce qui pèse négativement sur l’activité du pays.   
    Dans le baromètre risque pays pour le troisième trimestre, les économistes du groupe Coface estiment qu’à court terme, l’incertitude devrait prévaloir également sur les marchés financiers.
    La confiance des acteurs privés s’est considérablement dégradée en plus de l’investissement. Cela devrait impacter négativement la consommation privée qui sera également pénalisée par une hausse progressive de l’inflation.
    Cette perte de confiance entraînerait une correction des prix du marché immobilier, notamment commercial. Plusieurs fonds immobiliers ont ainsi gelé leurs transactions. Le risque de transmission au secteur bancaire est à surveiller en raison du nombre élevé de PME opérant dans l’immobilier. Ce risque reste néanmoins contenu, les banques étant mieux capitalisées depuis la crise des suprimes. Par ailleurs, au vu de la dette élevée des ménages (125% du PIB), le risque d’éclatement d’une bulle immobilière est à surveiller, bien que les derniers indicateurs immobiliers sont moins dégradés. En parallèle, la baisse du taux directeur de la Banque d’Angleterre à 0,25% en août pour la première fois depuis 2009 ainsi que la relance de son programme de rachats d’obligations visent à limiter le ralentissement attendu de l’économie.
    Le gouvernement est engagé dans une démarche de consolidation fiscale depuis plusieurs années, même si le déficit se réduit plus lentement que prévu. Cette consolidation s’opère notamment via la réduction des dépenses. Côté recettes, le dernier budget prévoyait des réductions d’impôt sur les investissements ainsi qu’une baisse du taux d’imposition pour les entreprises à 15%. Si, pour le moment, aucun plan d’urgence n’a été annoncé, une détérioration des finances publiques est probable compte tenu de l’affaiblissement de la croissance et des mesures de soutien pourraient être mises en place d’ici la fin de l’année.
    Le déficit courant a atteint un niveau record en 2015 et ne devrait pas s’améliorer significativement cette année: les prix des importations devraient croître en lien avec la dépréciation de la livre qui a atteint un point bas en juillet (voir aussi L’Economiste du 14 octobre 2016).

     

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