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    Résultats semestriels
    L’environnement des affaires, priorité des priorités

    Par Franck FAGNON Abashi SHAMAMBA | Edition N°:4865 Le 28/09/2016 | Partager
    C’est l’entreprise qui crée la richesse et pas l’Etat!
    Deux secteurs gravement malades: le BTP et le commerce
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    Brahim Benjelloun-Touimi, administrateur directeur général de BMCE Bank of Africa: «Tout ce qui peut permettre de libérer les forces doit être déployé. Et surtout en direction de jeunes dont quelque 130.000 arrivent chaque année sur le marché du travail, mais en face, vous n’avez pas le volume d’emplois nécessaire»  (Ph. L’Economiste)

    Pour l’administrateur directeur général exécutif du groupe BMCE  Bank of Africa, Brahim Benjelloun-Touimi, le prochain gouvernement doit faire de l’amélioration de l’environnement des affaires la priorité des priorités. C’est à cette condition que l’économie pourra créer de la richesse et des emplois afin de lutter contre le chômage des jeunes.

    - L’Economiste: Etes-vous inquiet de l’évolution de la banque de réseau au Maroc au regard de la décélération de la croissance?
    - Brahim Benjelloun-Touimi:
    Nous n’avons pas du tout de craintes particulières par rapport à l’activité de réseau. Bien au contraire, elle permet de mitiger nos risques, d’aller au plus profond du tissu marocain des opérateurs économiques. C’est à travers les agences que l’on prend la véritable température de la situation économique du pays via  la clientèle des particuliers, des professionnels et des entreprises. C’est vrai que la baisse des taux d’intérêt a permis la revalorisation de notre portefeuille obligataire. C’est pareil pour la concurrence à des degrés divers, mais il ne faut pas que l’arbre cache la forêt. Il faut s’appuyer sur une croissance endogène. Si les activités de marché sont bien gérées, elles peuvent constituer une source récurrente de revenus pour les banques.

    - Quels sont ces secteurs «malades» auxquels vous avez fait allusion dans votre intervention?
    - C’est essentiellement le BTP et le commerce. Au-delà, il faut que nous gardions à l’esprit que l’environnement des affaires doit être, me semble-t-il, la priorité des priorités quel que soit le gouvernement qui sera prochainement aux affaires.  Parce que la création des richesses procède des entreprises et pas de l’Etat. Par conséquent, tout ce qui peut permettre de libérer les forces doit être déployé. Et surtout en direction de jeunes dont quelque 130.000 arrivent chaque année sur le marché du travail, mais en face, vous n’avez pas nécessairement des emplois pour absorber cette demande.
    Par ailleurs, tout doit être mis en œuvre pour encourager l’entrepreneuriat qui constitue une réponse au problème de l’emploi dans notre pays. Je me félicite  du large écho que trouve le statut d’autoentrepreneur et du succès qu’il connaît. Il n’y a pas de miracle. La petite et moyenne entreprise est le pilier de la création des richesses. C’est pour cela que le groupe BMCE Bank of Africa met l’accent sur cette frange d’acteurs très important du tissu productif. En grandissant, elle peut créer des écosystèmes qui accompagneront les plans sectoriels.

    - Ces PME se plaignent justement de délais de paiement, y compris de grands groupes. Quelle est la pratique chez vous?
    - En tant que client, BMCE Bank est un excellent payeur. Le problème de paiement ne se pose pas chez nous.
    Des efforts ont été faits par le législateur avec la promulgation de la loi sur les délais de paiement. Vous avez raison de le souligner, on peut, par le retard de paiement, tuer une entreprise fragile qui ne compte que sur quelques milliers ou dizaines de milliers de dirhams pour survivre. Je crois que ce qui a été fait au niveau macroéconomique va dans le bon sens. La réglementation des délais de paiement des marchés des administrations publiques et des collectivités territoriales est à ce propos une importante avancée. Si elle s’applique, cela devrait hisser  le Maroc parmi les meilleurs élèves  dans l’environnement des affaires.

    - Quelle première évaluation feriez-vous de la restructuration de Maghreb Steel et Alliances auxquels BMCE Bank of Africa a pris part?
    - C’est un exercice difficile à faire au moment où l’on se parle. Des milliers d’emplois étant en jeu, cela nécessite une rigueur d’évaluation. Mais un observateur privilégié que peut être un banquier dirait qu’heureusement, il y a sur ce sujet-là, passez-moi le terme, une communion sur des solutions à apporter résultant de la concertation menée par le président de la communauté bancaire avec les autorités publiques de différentes compétences et avec des entreprises concernées. Mais on ne sortira de l’affaire qu’au bout de quelque temps lorsque ces entreprises auront retrouvé leur rythme de croisière de création de richesses.

    - Où en êtes-vous dans votre projet d’implantation au Nigeria?
    - Il faut donner du temps au temps. Nous sommes dans un contexte difficile. Mon sentiment personnel est qu’il ne faut pas se tromper de partenaire au Nigeria comme ailleurs. Nous poursuivons des négociations de manière à nous assurer d’un maximum de précaution. Car dans ce type de projet, il faut minimiser autant que faire se peut les risques.

    Propos recueillis par Franck FAGNON & Abashi SHAMAMBA

     

     

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