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    Culture

    Final éclectique pour Tanjazz

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:4864 Le 27/09/2016 | Partager
    La scène réservée aux femmes au micro mais aussi aux instruments
    Américaines, Espagnoles, Françaises et Turques, mais aussi des voix marocaines
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    L’une des scènes du Tanjazz dans la cour intérieure du Palais Moulay Hafid. Ambiance et animation pendant tout le week-end (Ph. PL)

    Le Tanjazz l’a démontré par les faits, le jazz n’est pas une affaire exclusive d’hommes. Lors de la 17e édition du festival de Jazz de Tanger, qui s’est clôturée ce dimanche, la scène a été réservée aux femmes. Ce n’est pas la première fois que les femmes font la scène du Tanjazz. Il y a quelques éditions, le Festival recevait des voix féminines comme Liliane Boutté ou Nikki Hill, entre autres grandes stars. Mais lors de cette édition, il s’agissait aussi de mettre devant les projecteurs des batteuses, des saxophonistes, des pianistes, en résumé. C’était le cas samedi avec Terri Lyne Carrington, une batteuse qui a ensorcelé le public avec son jeu de batterie propre. Son talent lui a permis de rafler un prix Grammy avec son album «The Mosaik Project» en 2011 et par la même occasion à de longues ovations de la part du public de Tanjazz.
    La même magie s’est produite avec «The Swinging Ladies», un quintet formé de dames piloté par la saxophoniste Stéphanie Lottermoser qui officie aussi au saxophone. Une autre dame à avoir imposé son style est Aysedeniz Gokcin, une pianiste turque surdouée lauréate de la Royal Academy of Music de Londres et de l’Eastman School of Music aux USA. Pianiste classique à ses débuts, elle se découvre une fibre plus rock et moins conservatrice que les festivaliers du Tanjazz ont pu apprécier. En plus de la touche féminine, Andrea Motis, avec la Sant Andreu Jazz Band a apporté une touche catalane aux soirées du Tanjazz. Révélation du festival de Jazz de Barcelone en 2012, elle possède une voix forte et rythmée malgré une petite taille sur scène.

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    La fille d’un compositeur brésilien, a capturé l’attention des amateurs de bonne musique au sein du Palais Moulay Hafid, scène principale du Tanjazz (Ph. PL)

    Le Festival a permis aussi de mettre en avant des Marocaines comme Salma Charif Khalifi, auteur compositeur et interprète. Elle s’inspire de la musique ‘Soul’ dont elle a empreint son album ‘Behind The Scene’ dont le premier titre, ‘Don’t know how to love again’ est diffusé en clip vidéo. Avec plusieurs autres artistes, elle est l’une des finalistes du concours jeunes talents de Tanjazz qui ont clôturé le festival, dimanche dernier.
    A noter qu’à l’instar des dernières éditions, le Tanjazz a connu une forte affluence. Plus de 15.000 festivaliers ont fait le tour des différentes scènes, lors des 4 jours qu’a duré le Festival.
    Un flux de visiteurs du Maroc, d’Europe mais aussi des Etats-Unis qui ne manquent pas de faire la joie des hôteliers de la ville lors de ces premiers jours d’automne. En effet, le Tanjazz est une grosse machine qui ne manque pas de faire tourner l’économie de la ville. Pour les opérateurs du secteur touristique, il s’agit d’une rallonge de la saison d’été qui n’est pas de refus. Selon des chiffres provisoires, ce seraient quelques milliers de nuitées supplémentaires qui seraient à mettre au mérite du Tanjazz, une catégorie de touristes plus ‘fêtards’ mais plus dépensiers que d’habitude. Pour les seuls besoins des artistes, c’est une centaine de chambres qui ont été mobilisées. o
     Ali ABJIOU
     

     

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