L'Edito

Tabou

Par | Edition N°:879 Le 23/10/2000 | Partager

Le gouvernement et principalement M. Ahmed Lahlimi reviennent à la charge pour désarmer la compensation. Le contrat signé vendredi soir avec les entreprises de la filière huile veut éviter les avatars de l'année dernière avec la filière sucre, avatars qui avaient bloqué le processus de libéralisation.Il faut oser regarder la vérité en face: apparemment les subventions-protections sur l'huile, le sucre et la farine sont bonnes pour aider les pauvres, alors qu'en réalité, elles sont la pire des politiques sociales que l'on puisse imaginer. Il suffit d'aller faire un tour dans les quartiers populaires ou dans les épiceries rurales pour voir que les prix n'ont rien à voir avec la belle architecture dessinée sur le papier pour les subventionner. Il suffit d'aller dans les souks pour voir que le blé se vend au prix du marché et que ce sont des intermédiaires qui encaissent réellement les subventions à la production. Il suffit de savoir aligner les chiffres pour comprendre que seule une partie des céréales arrive à entrer dans le circuit.Les subventions sur l'huile ont assassiné la production d'huile d'olive et provoqué l'abandon des oliveraies plantées à grands frais au moment de l'Indépendance. Combien d'emplois ont cessé d'exister à cause d'elles? Combien d'emplois ne se sont jamais créés? La seule mesure que l'on soit capable de prendre sont l'arriération agricole, le haut niveau des coûts de production alors que le monde agricole est pauvre, très pauvre!Comment a-t-on pu s'obstiner à fabriquer de la misère sans que jamais, nulle part, il n'y ait eu la moindre sanction? Nadia SALAH

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