L'Edito

Cartes

Par Mohamed BENABID| Edition N°:5166 Le 12/12/2017 | Partager
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Le Maroc semble être «the place to be» pour les investisseurs chinois. La multiplication de projets émanant d’un émergent de cette envergure est incontestablement un signal positif. L’écosystème automobile reste, il est vrai, une valeur refuge en matière d’attractivité.

Les stratégies y sont visibles et cohérentes, les résultats rapides. Au-delà, il faut chercher les facteurs de succès au cœur du capital-confiance dont jouit le pays, les initiatives structurantes des grands chantiers. Tout un ensemble de projecteurs qui renforcent nos atouts.

L’Etat est parfaitement dans son rôle lorsqu’il tente d’intervenir en précurseur pour sortir la société de son immobilisme, en orientant les priorités vers des filières qui ont une importance stratégique. Cette approche qui consiste à mobiliser des moyens publics en faveur des entreprises a été érigée en posture politique au cours de ces dernières années. Ces usines arrivent à point nommé au moment où le pays continue de renforcer son leadership diplomatique sur le continent. Elles ne dédouanent pas pour autant des impératifs d’une prise de hauteur.

Pour lever définitivement les doutes qui pourraient subsister, et saisir ces chances historiques, il reste encore à gagner quelques batailles. Nous le savons, nous revenons de loin. La facture de la désindustrialisation, critiquée par la plupart des opérateurs, à commencer par la CGEM, a eu des effets désastreux sur l’emploi au Maroc.

Il faut aussi confirmer les promesses de taux d’intégration. Pour surfer sur son trend séducteur, le Maroc doit continuer d’envoyer des signaux forts sur la poursuite des réformes. Personne ne le contestera, nous pouvons encore améliorer notre attractivité sur de nombreux plans: recherche, climat des affaires, code du travail… Le Maroc a d’autres cartes à jouer.

 

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