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lundi 20 octobre 2014,
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Wafabank-Crédit du Maroc: Les bénéfices du rapprochement selon MIT

   

· La société de bourse évalue la possibilité de fusion entre les deux banques
· Des complémentarités sont relevées
· Le titre Wafabank est recommandé à l'achat


La place de Casablanca a vécu un premier semestre marqué par les opérations stratégiques. Dans le secteur bancaire, c'est le renforcement de Wafabank dans le tour de table du Crédit du Maroc qui s'est le plus fait remarquer. En effet, le groupe Wafa a porté sa participation à 35% du capital de la filiale du Crédit Lyonnais. «Cette opération est le signal de l'intérêt que porte Wafabank à l'acquisition du Crédit du Maroc qui est considérée comme indispensable pour la banque», affirme Maroc Inter Titres (MIT), la société de bourse du groupe BMCE Bank, dans une étude consacrée à Wafabank. Cette recherche a été plutôt axée sur l'évaluation d'une éventuelle fusion avec le Crédit du Maroc.
A l'origine ont été soulevées deux principales raisons qui justifieraient cette fusion.
· La première est que la société de bourse estime que les mouvements de rapprochement que vivent les institutions financières marocaines, notamment dans les assurances (Al Wataniya et RMA), devraient s'élargir au secteur bancaire.
La concentration de ce même secteur en France (BNP et Société Générale notamment) pourrait avoir des répercussions directes sur les filiales marocaines. «Cette opération sera facilitée par le schéma de privatisation du Crédit Lyonnais qui permettra au Crédit Agricole Indosuez et à BBV, partenaires stratégiques de Wafabank, de contrôler 13% du Crédit Lyonnais», explique MIT.
· La deuxième raison est qu'il existe une certaine complémentarité entre les deux banques au niveau de la gestion, de l'agressivité commerciale et même de la production.
En cas d'aboutissement, cette fusion serait génératrice de richesses pour les deux banques. Partant de l'hypothèse que la fusion s'effectuerait en l'an 2000 par une OPE de 2 actions Wafabank contre 5 actions Crédit du Maroc, les analystes de MIT déduisent que la répercussion sur les comptes d'exploitation se fera sentir dès 2002. A partir de cette date, la gestion du Crédit du Maroc serait totalement adaptée aux normes Wafabank. Ensuite, une évaluation de la rentabilité financière de la nouvelle entité par actualisation des dividendes a montré que «la rentabilité des fonds propres s'amélioreraient de 6,2 points pour s'établir à 19,9% en 2003».
Le rapprochement Wafabank-CDM devrait également engendrer une valorisation de Wafabank dont le prix d'équilibre après fusion est estimé à 1,3 milliard de DH en 2003 contre un bénéfice cumulé des deux entités de 498 millions de DH à fin 1998, soit un taux de croissance annuel moyen de 22,5%.
Sur la base de cet effet créateur de richesses de l'éventuelle fusion et de la décote jugée importante du cours actuel de Wafabank par rapport à l'objectif fixé, MIT recommande le titre Wafabank à l'achat.

Hanaa FOULANI