Economie

Vallée du Bouregreg
Le chantier de tous les records

Par L'Economiste | Edition N°:2747 Le 02/04/2008 | Partager

. Près de 28 milliards de DH d’investissements . Au programme: tramway, marina, port de pêche… . Un projet catalyseur pour la promotion économique de la région Avec le projet de l’aménagement de la vallée du Bouregreg, Rabat, capitale du Royaume, a relevé un défi de taille. Lancé en 2006, ce chantier transformera, à terme, l’architecture urbanistique de la région et en fera un pôle d’affaires de premier ordre sur le plan national. Depuis les premiers coups de pioche, la zone a connu un flux d’investisseurs, notamment étrangers, venus se positionner dans différents secteurs comme les services, le tourisme, les technologies de l’information et l’immobilier. A ce titre, signalons le projet de l’aménagement de la corniche de Rabat. D’un investissement de 30 milliards de DH, ce chantier permettra la création de 30.000 emplois dans différentes activités. Toujours dans le même registre, il faut signaler le projet Technopolis, premier parc multimédia de la région lancé sur 300 ha à Salé. La première tranche, dont les travaux sont bien avancés, permettra la création de 20.000 postes d’emplois. Et la liste est longue: aménagement de la plage des Nations unies à Bouknadel, ville nouvelle de Tamesna et le nouveau parc zoologique (www.leconomiste.com). Pour en revenir au projet du Bouregreg, on doit rappeler que l’investissement annoncé avoisine les 4 milliards de dollars, soit près de 28 milliards de DH, seulement pour les deux premières séquences. Il s’agit de la partie de Bab Al Bahr et celle d’Amwaj. Rappelons que la première composante repose sur divers projets d’infrastructures et d’aménagements hydrauliques et portuaires. La plupart des chantiers ont déjà été lancés, comme ceux de la marina, du pont Moulay Al Hassan, du port de pêche et du tunnel sous les Oudayas. Les travaux de dragage de l’embouchure du fleuve et l’installation du réseau du tramway sont également sur la bonne voie. D’ailleurs, une partie de ces chantiers est déjà bouclée. Aux côtés de ces projets d’infrastructures, il est prévu également la création de nouveaux espaces urbanistiques et résidentiels en harmonie avec le patrimoine historique du site. A noter, en particulier, la construction d’une Cité des arts et métiers sur la rive de Salé sans oublier l’aménagement de larges espaces de promenades et de divertissement, des jardins de part et d’autre du fleuve. Sur ce site, une zone de 30 ha sera développée en partenariat avec le Consortium Al Maabar International LLC. Cette zone connaîtra la construction de 200.000 m2 de planchers pour l’aménagement d’un quartier d’affaires et de tourisme. Dans sa globalité, le projet de Bouregreg permettra de contribuer à la lutte contre le chômage, particulièrement au niveau des jeunes, par la création de 30.000 emplois. Notons, par ailleurs, qu’avec le lancement de ce grand chantier, plusieurs points noirs sur le plan de l’environnement ont été éradiqués, ce qui a permis au site de se réconcilier avec son passé. Ainsi, les décharges d’Oulja et d’Akreuch ont été fermées. L’agence a mobilisé une enveloppe de 33 millions de DH pour leur réhabilitation. A noter enfin, les travaux de dragage de l’embouchure du fleuve ainsi que ceux du rechargement de la plage par un apport de plus de 80.000 m3 de sable de bonne qualité.


Mémoire

Le respect du patrimoine est parmi les fondements du projet de Bouregreg. Dans ce cadre, plusieurs opérations de réhabilitation des endroits historiques de la région sont programmées. Il s’agit en particulier du site de Chellah ainsi que la kasbah des Oudayas. De même, les bâtiments historiques situés sur le front fluvial de la médina de Rabat.Nour Eddine EL AISSI

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