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dimanche 26 octobre 2014,
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Séisme d'El Hoceïma
«La peur de notre vie»

   
A Taza, la nuit du lundi/mardi restera dans les mémoires. La secousse a été évidemment très fortement ressentie dans plusieurs quartiers de la ville, tandis qu'un vent de panique a marqué les secondes qui ont suivi le séisme. L'on savait, certes, que la région avec son relief montagneux est particulièrement exposée. Construite sur une colline et entourée de fortifications comme à Fès, l'ancienne ville en particulier plus connue sous le nom de Taza-haut reste pour les habitants un site particulièrement vulnérable. Fort heureusement Taza-haut a tenu bon. Les Tazis sont en revanche traumatisés. “On a eu la peur de notre vie”, raconte, encore sous le choc, Khadra Zamani, enseignante qui habite au centre-ville sur la grande avenue qui conduit à la gare. “Ça s'est produit vers à peu près 2h30 du matin. Je dormais alors profondément”. D'abord elle a cru à des éclats de tonnerre avant de se rendre compte que la terre tremblait, que des cris fusaient un peu partout dans les maisons avoisinantes et que.

. des chiens aboyaient. Premier réflexe: elle agrippe Amine, son fils, et essaye de se terrer sous la table avant de réaliser que le mieux c'est peut-être de quitter la maison.

. Comme elle, tout le monde cherchait une explication dans la rue. Dans l'immense terrain vague qui jouxte le commissariat local, des centaines de véhicules avec à bord des familles en pyjama qui y ont trouvé refuge. Dans un vent de panique, les habitants avaient fui leurs domiciles, sans même se soucier du froid intense en cette période de l'année. Beaucoup vont passer le reste de la nuit dans la rue. Plus tard, ceux qui ont eu le courage de regagner leurs maisons le feront la peur au ventre.