Affaires

La filière laitière se structure

Par L'Economiste | Edition N°:3014 Le 29/04/2009 | Partager

. Elle se dote d’une fédération interprofessionnelle, Fimalait. Un contrat-programme pour 2009-2014 portant sur 12 milliards de DHOrganiser et professionnaliser. C’est la mission que se donne la Fédération interprofessionnelle marocaine du lait (Fimalait) née le 16 avril dernier en marge du Salon international de l’agriculture de Meknès (SIAM). A l’instar de la filière sucrière regroupée en 2007 au sein de Fimasucre, la profession qui comptait une multitude d’interlocuteurs, éparpillés entre producteurs et industriels est aujourd’hui réunie sous une même bannière, celle de la Fimalait. Cette nouvelle entité a été créée sous l’impulsion de ses deux membres fondateurs, la Fdération nationale de l’industrie laitière (FNIL) et celle des éleveurs producteurs de lait (Feneprol). Avec l’assistance du ministère de l’Agriculture et de la Pche maritime et de la Comader. Cette structure est dédiée à l’accompagnement et la professionnalisation des acteurs de la filière. C’est Driss Bencheikh, PDG de Centrale Laitière, qui en assume la présidence. Fimalait veut développer et améliorer la compétitivité et la pérennité du secteur. Ses actions prioritaires porteront sur le développement des élevages laitiers, l’amélioration de la productivité et la rentabilité des petites et moyennes exploitations. Le but au final est de réaliser le contrat-programme signé avec le gouvernement le 21 avril, lors des 2e Assises nationales de l’agriculture, tenues à Meknès, pour le développement de la filière dans le cadre du Plan Maroc vert. Ainsi, une série d’actions et de mesures incitatives et d’accompagnement de la filière à tous les niveaux de la chaîne de valeur seront mises en place afin de développer la production laitière et professionnaliser l’élevage laitier au Maroc. Le contrat-programme, qui couvre la période 2009-2014, porte sur 12 milliards de DH avec pour objectif de tripler la production nationale de lait à l’horizon 2020. Celle-ci est actuellement à 1,7 milliard de litres (chiffres 2008). Deux milliards seront accordés par l’Etat sous forme d’incitations diverses. Le reste (10 milliards de DH) sera apporté par l’interprofession sous forme, entre autres, d’investissements et de formation.Khadija EL HASSANI

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