Entreprises

La CDG s'apprête à lancer des OPCVM

Par L'Economiste | Edition N°:283 Le 05/06/1997 | Partager

Le Conseil de Surveillance de la Caisse de Dépôt et de Gestion a approuvé le rapport d'activité 1996 et entériné le plan stratégique. Le recentrage sur les activités traditionnelles et le développement de nouveaux métiers sont les deux axes de développement.


La Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG) sort de l'ombre. Son directeur général, M. Khalid El Kadiri, reconnaît le déficit de communication dont souffre la Caisse et a décidé d'y remédier. Premier signe de cette volonté: un point de presse quelques heures après la tenue de son Conseil de Surveillance qui a adopté le rapport d'activité de l'exercice 1996. Les ressources globales ont atteint 24,579 milliards de DH, soit une progression de 10,9% par rapport à l'année précédente. Les dépôts ont atteint 22,518 milliards de DH contre 20,111 milliards.
Cependant ces dépôt n'ont progressé que de 12% contre 16,5% en 1995. La CDG explique ce ralentissement par la baisse des nouveaux apports qui n'ont augmenté que de 732 millions de DH contre 1,367 milliard en 1995. La CNSS n'avait opéré aucun versement en 1996 contrairement à l'année précédente où elle avait constitué un dépôt exceptionnel de 550 millions de DH.
Quant à la structure de ces dépôts, la CNSS et la Caisse d'Epargne Nationale prédominent avec pas moins de 71,4%.
La Caisse a entamé la mise en place de structures opérationnelles pour le lancement d'OPCVM destinés notamment à ses principaux déposants. En effet, M. El Kadiri a annoncé qu'il présentera sur le marché vers fin juin des Fonds Communs de Placement et des SICAV. La Caisse veut développer la relation de confiance avec les déposants. Objectifs: les retenir en leur offrant des services supplémentaires. Il a également dévoilé quelques actions comme la CDG qui envisage de jouer un rôle de conseiller pour les entreprises en vue de les fidéliser. Ce conseil peut être destiné au Trésor pour une meilleure gestion de la dette. «Nous aurons les compétences en interne pour une gestion plus dynamique de la dette», a affirmé le directeur de la Caisse qui compte «offrir aux clients des produits sur mesure».

Marché secondaire


De même, la Caisse veut jouer un rôle moteur sur le marché. A ce titre, son directeur a été clair: «Le marché secondaire se fera avec la CDG ou ne se fera pas». La Caisse est à 800 millions de DH et devra atteindre 1 milliard vers la fin de cette année.
Quant au plan stratégique de la Caisse, il vise le recentrage sur ses activités traditionnelles et le développement de nouveaux métiers. Pour le premier axe, la CDG a consolidé son rôle en tant que principal animateur du marché des taux et a continué à porter son soutien au financement de l'économie à travers ses prises de participation et de placement et l'aménagement de zones industrielles, indique M. El Kadiri. Ce dernier a expliqué que la Caisse a accordé un intérêt particulier aux secteurs sociaux pour le développement de la prévoyance et de l'assurance afin d'élargir la protection sociale et mobiliser l'épargne potentielle.

L'autre axe concerne les nouveaux métiers. Sur ce registre, la Caisse a étendu son intervention sur le marché monétaire aux nouveaux instruments que sont les titres de créances négociables (TNC). Elle a également commencé à intervenir sur le marché secondaire des instruments de taux depuis décembre dernier en tant qu'intermédiaire en valeurs du Trésor (IVT).
Des chantiers ont été ouverts pour définir des pôles d'activité dont le premier, concernant la collecte des ressources, vise à développer la relation avec les déposants. Outre celui des activités de marchés qui devra opérer un recentrage, le pôle d'assurance et de prévoyance n'est pas en reste. Sur ce registre, le Régime Collectif d'Allocation de Retraite (RCAR) est présenté comme le régime le plus performant. Il dispose de 12,5 milliards de DH de réserves techniques gérées et compte environ 240.000 affiliés. Il est le seul régime qui allie la technique de la capitalisation (2/3) et la répartition (1/3). Autre pôle: l'immobilier et le tourisme. Sur le plan stratégique, la CDG demande à se désengager du secteur touristique pour se recentrer sur ses métiers de base.

Mohamed CHAOUI


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