Entreprise Internationale

L’offre de vente de Zain Group menacée

Par L'Economiste | Edition N°:3498 Le 31/03/2011 | Partager
L’opérateur incapable de remplir l’accord-clé
Etisalat quitte la table des négociations
«L’offre de 12 milliards de dollars lancée par Etisalat, l’opérateur télécoms des Emirats arabes unis, sur le koweïtien Zain est mise en péril»

L’IMBROGLIO de Zain Group continue. L’offre de 12 milliards de dollars lancée par Etisalat, l’opérateur télécoms des Emirats arabes unis, sur le koweïtien Zain (actionnaire à 31% de Wana) est mise en péril.
Celui-ci serait dans l’impossibilité de remplir une condition-clé des tractations. Zain a annoncé en début de semaine ne plus souhaiter conclure cet accord portant sur la vente de 25% de ses parts dans ses activités en Arabie saoudite.
L’acquisition dans Zain Saudi Arabia, valorisée à 750 millions de dollars, devait être réalisée par Kingsdom Holding (basée à Ryad, propriété du prince Alwaleed) et Batelco (Bahrain Telecommunications Company).
Elle devait éviter tout chevauchement avec Etisalat Télécommunications, également présent en Arabie saoudite avec l’affilié Mobily. Dans ce montage, la cession de parts de Zain Saudi Arabia à Kingsdom Holding et Batelco devait aboutir à court terme au véritable objectif d’Etisalat: la prise de contrôle effective de la maison mère Zain.
Etisalat a proposé d’acquérir 46% du capital de la maison mère à l’actionnaire majoritaire, le conglomérat familial Kharafi qui détient Zain.
Etisalat n’est pas un inconnu des télécommunications. Il exploite un des hubs internet au Moyen Orient, offrant un service de connexions aux autres opérateurs de télécommunications dans la région. C’est aussi le plus grand carrier d’appels internationaux au Moyen Orient et en Afrique (c’est le 12e plus important au monde).
En 2010, le groupe est présent dans 18 pays, en Asie, au Moyen-Orient et en Afrique. Son nombre de clients dépasse les 100 millions. Pourtant, la vente annoncée mi-mars a été confrontée à de multiples obstacles.
Le Conseil d’administration a donné son feu vert pour la transaction, néanmoins un recours en justice, lancé par des actionnaires de Zain hostiles au projet, est à la source du blocage. Les parts d’autres actionnaires que Kharafi n’ont pas pu être réunies pour atteindre les 46%, seuil nécessaire pour avoir le contrôle majoritaire de Zain. Car Kharafi ne détient directement que 12,7% du capital et environ 20% indirectement. Restent donc 13,3% sachant que la part du gouvernement koweïtien atteint 24,6%.
La probabilité qu’un accord Zain-Etisalat soit conclu est désormais faible, ce qui ramène Zain Group à la case de départ pour chercher un nouvel acquéreur.
Le 31 janvier 2010, Etisalat a rapporté des revenus nets de 8,4 milliards de dollars et des bénéfices nets de 2,407 milliards de dollars.

K. S.

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc