Economie

Irritée, FC Com monte au créneau

Par L'Economiste | Edition N°:1052 Le 04/07/2001 | Partager

. L'entreprise a été fortement prise à partie par des concurrentes. FC Com dément toute pression sur les élus pour l'octroi d'autorisation. Plaintes pour contrefaçon contre trois autres sociétésFC Com et son propriétaire, Mohamed Mounir Majidi, ont été et sont toujours au centre d'une polémique, qui a agité le petit monde de l'affichage publicitaire. Selon des concurrents de FC Com, Majidi aurait usé de relations haut placées pour décrocher ses contrats. Lors de la conférence de presse tenue hier par FC Com, le directeur général de l'entreprise avait tenu à préciser que “la gestion de FC Com relève uniquement de sa direction générale. L'actionnaire de référence, qui est Majidi, n'a aucune implication dans la gestion de l'entreprise”. Selon certains observateurs, cette rumeur avait été alimentée par des concurrents qui voyaient d'un mauvais oeil l'arrivée sur le marché de FC Com. Le fond du problème est que la branche vit dans le flou le plus total.Reste que les contrats concluent par FC Com sont un peu particuliers. Elle bénéficie d'une convention de 30 ans sur les espaces casablancais, contre une redevance en pourcentage du CA, avec minimum garanti (12.000 DH/panneau). D'autres n'ont pas de concession aussi longue ni de redevances, mais un fixe très variable. Pour FC Com, les pourparlers avec la CUC avaient démarré en 1995, alors que l'entreprise n'avait été légalement créée qu'en 1998. Elle était la quatrième ou la cinquième à entrer sur le marché de la capitale des affaires. FC Com a développé son avantage comparatif sur l'achat d'un brevet de panneaux, fabriqués maintenant au Maroc au lieu d'être importés. Mais ce modèle de panneau a été rapidement copié.FC Com poursuit trois sociétés pour “concurrence déloyale” en fait, pour contrefaçon. Il s'agit de Smarty Pub, New Publicity et 2A Com. Selon Lhassani, toutes trois ont “piraté le modèle de FC Com, un modèle dont le brevet est déposé par notre société auprès de l'OMPI”, indique-t-il. Une telle procédure pourrait également être intentée à l'encontre de certaines communes pour “création d'une situation de concurrence déloyale”. Le nom de celle de Moulay Youssef à Casablanca est évoqué. Toujours selon Lhassani, City Pub, pour le même type de panneau, verserait une redevance annuelle par implantation de 4.000 DH contre le minimum de 12.000 DH imposé à FC Com. Comprenne qui pourra! A. M.

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