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L'économiste, le premier quotidien économique au Maroc

vendredi 31 octobre 2014,
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Hamid Bouchnak ressuscite les vieux refrains

   
Du «vieux» remis au goût du jour. Et la formule marche. Le chanteur Hamid Bouchnak dans son nouvel album reprend les airs qui ont fait chanter et danser les générations précédentes. Son duo avec Hajja Hamdaouia cartonne au hit-parade national et maghrébin. Entretien. - L’Economiste: Votre récent duo avec Hajja Hamdaoui dans la chanson ‘‘Al kass hlou’’ est un véritable succès. Comment s’est passée la rencontre avec cette grande dame de la chanson marocaine?- Hamid Bouchnak: Ce n’est pas la première fois que je chante avec Hajja Hamdaouia. Déjà en 1992, nous avions réalisé ensemble une chanson pour lui rendre hommage. Cette fois, à travers ce duo, c’est la rencontre de deux générations pour chanter une nouvelle version de ‘‘Al kass hlou’’. C’est une manière de mettre en valeur nos traditions séculaires. Celle du verre de thé qui est au centre de toutes les réunions et fêtes des Marocains. La chanson a demandé quelques mois de travail car il s’agissait d’imposer la nouvelle version et surtout de ne pas la dénaturer. Et ça marche. - Avez-vous produit d’autres chansons en dehors de ce tube?- En fait, ‘‘Al kass hlou’’ fait partie d’un album de 11 titres, intitulé ‘‘Hamid’’. Un titre qui n’a pas été choisi par hasard. Pour moi, le choix de mon prénom pour intituler cet album exprime le rapprochement avec mon public, auquel je livre beaucoup de moi-même à travers cette production. Elle regroupe en effet des chansons de mon enfance et des morceaux que j’ai composés depuis l’âge de 14 ans.- On vous croyait uniquement chanteur de raï, mais vous versez depuis quelques années dans plusieurs styles. Où vous situez-vous réellement sur le plan musical?- Le raï n’est qu’une petite partie de ‘‘l’école Bouchnak’’ dans laquelle j’ai ‘‘baigné’’ depuis ma plus tendre enfance. Mon père était un maître ghernati, ma mère était également artiste. Pas étonnant que nous ayons hérité mes frères et moi d’une fibre musicale et artistique. Aujourd’hui je suis considéré comme chanteur de world music et mon ambition est de donner une dimension universelle à la musique marocaine. - Quel est votre programme à court terme? - Je tourne fin juillet à Marrakech le clip de la chanson ‘‘A Benadem’’. Et je tiens à souligner pour l’occasion que c’est une production entièrement marocaine. Après le festival du raï de Oujda, une tournée est prévue en France, en Belgique, au Pays-Bas et Luxembourg durant tout le mois d’août. En septembre, direction le Canada, pour la promotion de mon nouvel album. Enfin, le tournage d’un nouveau clip pour la chanson «Riht labled» est programmé à Paris. - Vous vivez en France depuis plus de dix ans. Q’est-ce qui vous a poussé à émigrer?- Des raisons professionnelles. J’avais plus d’opportunités en France. Mais je reviens souvent au Maroc, pour des séjours plus ou moins longs. J’ai par ailleurs pour projet de réunir mes frères pour une grande tournée nationale. - L’industrie du disque souffre du piratage.

. Comment peut-on venir à bout de ce phénomène? - La solution ne peut provenir que des pouvoirs politiques grâce à des actions en amont. Ceci étant, l’évolution des nouvelles technologies fera que le CD va devenir à terme une ‘‘simple carte de visite’’ du chanteur. Restera à l’artiste les concerts en live. Là, le piratage n’a pas sa place. Propos recueillis par Malika ALAMI