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Esith: Le coup de pouce de l’Amith

Par | Edition N°:2170 Le 13/12/2005 | Partager

. Les ingénieurs de l’établissement peinent à s’insérer dans le monde du travail. L’exonération des charges fiscales peut être une solution L’Amith a accueilli toute une promotion de diplômés de l’Esith (Ecole supérieure des industries textile-habillement) le 7 décembre dernier à Casablanca. Textile-habillement, logistique et chef de produit, toutes les filières de cette école d’ingénieurs étaient représentées lors de cette réunion informelle entre professionnels et jeunes fraîchement diplômés. L’objet de la rencontre était d’écouter des jeunes dont beaucoup n’ont pas encore réussi à décrocher leur premier boulot. “Le but est aussi de les accompagner pour faciliter leur insertion dans le monde du travail”, a déclaré Karim Tazi, président de l’Amith (Association marocaine des industriels du textile-habillement) et parrain de la promotion 2005. Travail sans contrat ni rémunération décente, stages longue durée, mauvaises conditions de travail… les doléances des jeunes fusaient de toutes parts. Même ceux qui ont réussi à décrocher un premier job semblaient mécontents de leur sort. Normal, le secteur textile traverse ses pires moments, malmené par la concurrence mondiale. Parmi les diplômés de la promotion 2004 (parrainés par Salaheddine Mezouar, ministre du Commerce et de l’Industrie), beaucoup n’ont pas encore trouver de travail. “Près de 50% des diplômés de 2004 sont toujours au chômage”, témoigne un jeune dans la salle. Chaque année, l’un des membres de l’Amith parraine les diplômés de l’Esith. De même, un tableau d’affichage au siège de l’Amith facilite le contact entre industriels et demandeurs d’emploi. Sans oublier le bouche à oreille entre anciens et nouveaux diplômés. D’ailleurs, le réseautage peut s’avérer d’une grande utilité lorsqu’il s’agit de placer de jeunes diplômés. Les plus chanceux parmi la promotion 2005 ont réussi à se caser sans problèmes. Cette année, le profil le plus demandé sur le marché semble être celui de chef de produit (14 sur 15 travaillent déjà). Pour la branche textile-habillement, près de la moitié sont déjà recrutés (10 sur 22). Alors que les moins chanceux semblent être les logisticiens dont à peine 5 parmi 12 ont réussi à se caser. La filière logistique semble en effet peu connue par les professionnels. D’où la nécessité d’élaborer un plan d’action et de communication autour des différentes filières de l’Esith, souligne Karim Tazi. Des ateliers axés sur les langues ou les techniques d’entretien et de rédaction de CV sont également proposés par l’Amith. De même, un portail de l’association sera bientôt lancé “avec priorité à la rubrique emploi”, souligne Tazi.


Incitation

Autre mesure demandée par les membres de l’Amith, l’exonération des charges sociales, de l’IGR, des cotisations CNSS au profit des industriels recrutant de jeunes ingénieurs avec un salaire de base ne dépassant pas les 6.000 DH. Cette mesure incitative, qui n’est pas encore officiellement adoptée, “pourrait être une véritable manne pour l’emploi dans ce secteur”, selon les termes d’un professionnel. Le jeune intégré au sein de l’entreprise textile sera ainsi exonéré des charges pendant 2 ans, voire 3 ans en cas de signature de contrat. Mais pour profiter de cette offre, les jeunes lauréats doivent auparavant s’inscrire à l’Anapec pendant un an au moins.Aziza EL AFFAS

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