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L'économiste, le premier quotidien économique au Maroc

jeudi 23 octobre 2014,
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En toute transparence : Les comptes de L'Economiste

   

L'Economiste est le seul journal à publier ses recettes et ses coûts. En outre, il ne bénéficie d'aucune subvention, contrairement aux organes de presse écrite gouvernementaux ou affiliés aux partis politiques. Enfin, L'Economiste s'acquitte depuis deux exercices de l'impôt sur les sociétés.


L'Economiste a dégagé un résultat net de 533.223 DH au titre de l'exercice 1995 pour un chiffre d'affaires de 17,5 millions.
Doté de plus de deux millions de DH de capitaux permanents, L'Economiste dispose aujourd'hui d'une capacité d'autofinancement suffisante pour accompagner son développement. En outre, sa capacité d'endettement n'est pas entamée puisque le CMTR de
800.000 DH, contracté à la création du journal, arrive à son terme. Dans l'immédiat, l'hebdomadaire se dote d'un CD Rom et d'un site Web. L'équipement informatique acquis autour de ce développement a nécessité un investissement de 250.000 DH. Le coût global de l'opération s'élève à 700.000 DH dont une partie est assumée par L'Economiste et le reliquat par son partenaire.
Loués en 1995, les locaux, d'une surface de 700 m2, ont été aménagés spécialement en espace presse. L'équipement du journal d'un réseau informatique constitue l'investissement le plus lourd de l'entreprise. L'objectif recherché était d'informatiser de bout en bout toutes les étapes de la conception du journal en vue d'optimiser le processus de fabrication du produit.
L'Economiste emploie au total 43 personnes dont les 2/3 sont constitués de cadres diplômés d'un bac +4 au moins. La masse salariale qui s'approche des 4 millions de DH en 1995 constitue une charge prépondérente (23% du total), avec les dépenses en papier (24%), suivies de l'impression (12%). La maîtrise des coûts reste liée à la sélection des priorités. La règle de base observée par les dirigeants est de veiller à ce que la Rédaction fonctionne bien tout en étant déchargée des soucis matériels. Au total, le coût de revient de l'hebdomadaire est estimé, toutes charges confondues, à 270.000 DH. Cette norme constitue un indicateur pour l'entreprise.

Carences de la poste


Sur le plan des recettes, L'Economiste a dégagé sur les neuf premiers mois de l'exercice 1996 un chiffre d'affaires de 14,3 millions de DH. En dépit d'un premier trimestre difficile, le chiffre d'affaires prévisionnel devrait atteindre d'ici la fin de l'année les 20 millions de DH, soit une hausse de 14% par rapport à 1995.
Par ailleurs, le tirage se stabilise autour de 23.000 exemplaires par semaine. Pour garantir une disponibilité du journal, une marge de sécurité de 20%, appelée "bouillon" dans le jargon, est assumée par L'Economiste contre 30% pour les autres journaux.
Dans le chiffre d'affaires de l'entreprise, les recettes publicitaires se placent en tête avec 84% des entrées, suivies loin derrière des ventes en kiosques (10%), des abonnements (3%) et des séminaires (3%). Il est à préciser que les ventes par voie d'abonnements souffrent des carences du système de distribution par voie postale. Quant à la faiblesse de la contribution du lectorat dans les recettes de l'hebdomadaire, elle découle d'un choix délibéré. En fait, les dirigeants estiment que le lecteur n'a pas à payer tout le prix de revient de son journal.
Sur le prix de vente, le distributeur en kiosques prélève 40% et seul le reliquat, soit 3 DH, constitue le produit de la vente pour l'entreprise. En revanche, la source principale des revenus de l'entreprise provient du marché publicitaire. Cette activité est encore à ses débuts et dispose donc d'un potentiel de croissance important, tout au moins sur les cinq prochaines années. L'ouverture du marché local à la concurrence de produits étrangers est également de nature à accélérer le processus.

Mouna KABLY

Données financières 1995


· Capitaux Permanents = 2,237 millions de DH
dont
- Capital social = 1 million de DH
- Report à nouveau = 217.600,9 DH
- Bénéfice 1995 = 533.223,5 DH
- Réserves d'Investissement = 486.100 DH

· Chiffre d'affaires = 17,5 millions de DH
dont
- Recettes publicitaires = 82%
- Recettes lectorat = 11%
- Abonnements = 2%
- Séminaires = 5%

· Charges d'exploitation = 16,4 millions de DH
dont
- Personnel = 23%
- Papier = 24,4%
- Impression = 12,2%
- Autres = 40,4%.


L'actionnariat



Des opérateurs de premier plan ont accompagné l'Economiste à sa création en 1991. Le tour de table d'Eco-Médias, la société éditrice, a été constitué pour en faire une véritable entreprise de presse. La répartition entre les partenaires a été conçue de manière à conserver l'indépendance du journal.

Le capital social d'Eco-Médias est de 1 million de Dirhams.

Participent au capital des investisseurs institutionnels et des personnes physiques, notamment les cadres dirigeants de l'entreprise.
Aujourd'hui le capital se repartit comme suit:

Cadres dirigeants :
Mme Nadia SALAH, Rédacteur en Chef : 15%.
M. Abdelmounaïm DILAMI, Directeur de la Publication : 9,5%.
M. Khalid BELYAZID, Secrétaire Général de la Rédaction : 3,5%.

Partenaires personnes physiques :
M. Nassredine EL AFRIT, Co-fondateur du journal, il en fut Directeur commercial, avant de rejoindre le Groupe des magazines Téléplus, Femmes du Maroc, Maison du Maroc : 7,5%
M. Moulay Abdelhafid EL ALAMY, Président d'AGMA, première société de courtage d'assurance :9,5%.
M. Abderrahmane SAAÏDI, Expert-comptable, Ministre Délégué chargé de la Privatisation et des Entreprises publiques. Il a été choisi à l'origine comme Président du Conseil d'Aministration. Il a toujours été reconduit: 9,1%.

Partenaires institutionnels :
L'ONA, premier groupe privé marocain via sa filiale Global Communication, représentée par Tawfik BENNANI SMIRES, administrateur : 9,5%.
Sopar, Holding de la famille KETTANI, opérant dans la banque (Wafabank) et l'Industrie, représentée par Sâad KETTANI, administrateur : 4,5%.
Afriquia, premier groupe pétrolier privé marocain, représenté par M. Aziz AKHANOUCH, administrateur : 5%.

Kat, groupe de la famille OUAZZANI, opérant dans l'agro-alimentaire, la restauration collective (Eurest-Maroc), représenté par Kamil OUZZANI, administrateur : 9,5%.

Sunergia, entreprise d'étude de marché, de distribution, de recrutement et représentée par Nader MAWLAWI. Administrateur : 9,5%.

Attijari Capital Risque, filiale de la Banque Commerciale du Maroc, représenté par M. Rachid TLEMCANI : 7,5%.