Economie

Emergence industrielle acte II
Le package PME

Par L'Economiste | Edition N°:2964 Le 16/02/2009 | Partager

. Imtiaz, Moussanada, fonds d’investissements… UN Pacte national pour l’émergence industrielle 2009-2015. Le contrat-programme a été signé vendredi dernier à Fès (voir p. 3). C’est le plan «Industrie horizon 2015» qui est à l’origine de la nouvelle convention. Il a été d’ailleurs présenté par le ministre de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies au Souverain, le 29 juin 2008 à Tanger. La signature du contrat-programme vient clore finalement un processus engagé depuis l’année dernière. Car le fameux plan «Industrie horizon 2015» dans sa page 9 chute justement sur cet objectif. Que contient exactement ce contrat-programme? Il y a d’abord la formule d’Imtiaz dédiée au PME. Celle-ci s’appuie sur une prime à l’investissement versée annuellement par l’Etat à 50 entreprises. Un «jackpot» calculé sur la base de 20% de l’enveloppe des investissements injectée par chaque entreprise. La prime ne devrait pas dépasser pourtant 5 millions de DH.L’on peut déjà pronostiquer que les sociétés bénéficiaires seront sélectionnées selon le type d’activité. Des secteurs stratégiques, tels l’électronique ou l’agroalimentaire, seront en première ligne. Performances financières, fiscales, et responsabilité sociale vont faire la différence. Car qui dit investissement, dit emploi.Le gouvernement vise à compresser le chômage, surtout urbain. En 2008, le chômage a atteint dans les métropoles «14,7% mais 153.000 emplois ont été créés», selon le Haut commissariat au plan. Les prévisions annuelles du gouvernement tablent sur plus de 200.000 emplois. Dur challenge: d’une part, il y a une faible qualification des demandeurs d’emplois, de l’autre, des secteurs pointus qui ont du mal à recruter des techniciens… La PME encore et toujours. Mise à niveau et compétitivité sont les axes du programme Moussanada. Restructuration, aides techniques, financements… tout y passe. C’est une sorte de programme d’appui similaire à celui qui touche notamment les associations professionnelles. Cinq cents entreprises seront ciblées annuellement. Cette préoccupation émane de plusieurs constats. Le premier est que les PME, si l’on se tient à leur définition fiscale -moins de 50 millions de chiffre d’affaires-, constituent 98% du tissu économique. Elles sont au total 30.000 entreprises avec une taille moyenne 15 fois plus petite que celle des PME européennes. Selon des données du ministère de l’Industrie et du Commerce, le taux de création et de transmission est très faible. D’où justement l’idée de remodeler le profil économique: assistance technique et managériale, accès au crédit… C’est ce qui explique aussi la création de deux fonds. L’un pour le capital investissement, l’autre pour la reprise et transmission des PME. Le Pacte mise sur la relance industrielle des sept métiers mondiaux du Maroc: offshoring, automobile, aéronautique, électronique, agroalimentaire, textile… Qualifiée de «futur moteur de croissance», l’industrie assure actuellement 1,2 million d’emplois et s’adjuge 50% des exportations. Mais l’amélioration de l’environnement des affaires s’impose, notamment en matière de lutte contre la corruption et la bureaucratie.F. F.

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