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L'économiste, le premier quotidien économique au Maroc

jeudi 02 octobre 2014,
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Google intègre le Maroc dans «Streetview»
Reste à obtenir les autorisations gouvernementales
Le Royaume est un marché à fort potentiel pour le moteur de recherche

   
Google intègre le Maroc dans «Streetview»
Avant de devenir le directeur chargé des Politiques publiques et des Relations institutionnelles de Google pour l’Afrique du Nord en 2012, Khalid Koubaâ était consultant indépendant

Invité aux «Innovations Days» de l’université Mundiapolis jeudi dernier, Khalid Koubaâ, directeur chargé des Politiques publiques et des Relations institutionnelles de Google pour l’Afrique du Nord, annonce que le célèbre moteur de recherche va intégrer le Maroc dans Streetview, l’interface grâce à laquelle les internautes peuvent se promener virtuellement partout dans le monde. Il ne reste plus qu’à obtenir les dernières autorisations. Pour Google, le Maroc, avec un important vivier de personnes «branchées», est un marché à fort potentiel dans la région.
- L’Economiste: Quelle évaluation faites-vous du potentiel du marché marocain?
- Khalid Koubaâ: Nos relations avec votre pays ne datent pas d’hier.  J’ai beaucoup de collègues marocains qui travaillent chez Google (il est Tunisien, ndlr). L’écosystème internet marocain est très dynamique et en forte croissance. Dans la région Mena, le Maroc est l’un des pays à forte connectivité sur internet et à fort potentiel.  Les services en ligne s’y développent et les habitudes d’achat sur internet également. C’est un indice de la place qu’occupe la Toile dans l’économie et la société.

- Comment intervenez-vous auprès de ces toutes petites entreprises qui peinent à se faire une place dans des marchés fort compétitifs?
- Ce que nous faisons, c’est d’encourager l’innovation. Partout dans le monde, nous essayons de travailler avec les gouvernements pour soutenir les entreprises à s’approprier les nouvelles technologies pour améliorer leur business et créer de la richesse. Au Maroc, nous poussons nos partenaires à innover dans la recherche scientifique et l’entrepreneuriat.

- Cela concerne-t-il seulement le secteur de l’IT?
- Pas spécialement. Vous pouvez remarquer que parmi les start-ups que nous avons choisi celles qui s’activent dans d’autres secteurs à travers la technologie. C’est que nous voulons ancrer l’idée suivante dans les esprits: n’importe quel acteur économique peut améliorer son activité à travers internet.  Parfois la visibilité sur le web peut se résumer à une simple page Facebook ou Google+ mais elle peut aussi aller jusqu’à l’aménagement d’un site de l’e-commerce et des choses plus développées. Nous voulons promouvoir internet comme moyen de création de richesses.

- Quel est votre grand projet en cours au Maroc?
- Nous envisageons de couvrir le Royaume avec notre technologie «Streetview». C’est un produit qui permet à l’internaute de faire une «balade virtuelle» dans les rues des villes du monde. Nous sommes en train de discuter avec le gouvernement pour obtenir les autorisations nécessaires. C’est un atout pour promouvoir le tourisme du pays. Nous savons aujourd’hui à travers notre expertise que les touristes préparent longtemps à l’avance leur voyage et qu’ils «visitent» les lieux où ils veulent se rendre en utilisant Streetview.

Connexion à travers des ballons

Google est  en train de travailler avec le ministère de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie numérique et l’ANRT sur le projet «Loon». Ce dernier consiste à envoyer des ballons qui naviguent à hauteur de 25 km au-dessus du sol et qui sont équipés pour projeter une connexion internet sur des régions lointaines et isolées. Le groupe rendu célèbre pour son moteur de recherche teste actuellement sa technologie. «Il se pourrait que le Maroc adopte cette nouvelle technologie dans les 3 ou 4 prochaines années. Cela permettra de fournir une connexion internet constante à des coûts extrêmement réduits», affirme Khalid Koubaâ, directeur chargé des Politiques publiques et des Relations institutionnelles de Google pour l’Afrique du Nord.

Propos recueillis par Mehdi LAHDIDI