Culture

Gad Elmaleh: «Mon plus gros trac est à Casa»

Par | Edition N°:4279 Le 20/05/2014 | Partager

«J’ai besoin de l’énergie de Casablanca, quand je vais dans d’autres villes je trouve ça trop relax pour moi», nous confie Gad Elmaleh

Bientôt 20 ans de scène et toujours «au top». L’humoriste revient dans sa ville natale, les 17 et 18 juin prochain au colmplexe Mohammed V, pour son nouveau spectacle intitulé «Sans tambour». Lancé il y a déjà un an, ce nouveau cru de Gad Elmaleh semble être arrivé à maturité tout comme son auteur.
- L’Economiste: Pouvez-vous nous parler de votre dernier spectacle? Qu’apporte-t-il de nouveau?
- Gad Elmaleh: Sans tambour, comme il s’appelle, est un spectacle que j’ai créé il y a un an. C’est un mélange entre une volonté de départ qui était celle de faire du «stand-up» à l’américaine qui a finalement évolué vers un spectacle plein de gestuelles et d’accents. C’est donc un mélange entre théâtralité et efficacité, sobriété américaine.
- Dans ce spectacle êtes-vous le Gad que tous les Marocains connaissent?
- Complètement. Je suis le «Gad, megad», que tout le monde connaît. Je suis resté fidèle à moi-même. Je n’oublie pas d’où je viens et qui je suis.

- Pourquoi avoir choisi Casablanca et pas une autre ville pour votre tournée?
- J’arrive à la quasi moitié de ma tournée qui se poursuit jusqu’en novembre. Je viens de faire un mois et demi à l’Olympia et j’avais plus envie de jouer à Casablanca que dans le reste du Maroc. Ça me manquait réellement.
- Que représente cette ville pour vous?
- Casablanca est ma ville natale, j’y suis plus à l’aise. C’est là où je puise mon inspiration. J’ai besoin de cette énergie qui est propre à Casa. Cette tension, ce choc, cette culture alliée à mes racines casablancaises, tout cela me donne beaucoup de pistes d’inspiration qui n’existent nulle part ailleurs.
- Avez-vous des projets dans le cinéma?

- Non pas pour le moment. Je veux faire un «break». La scène me procure plus d’énergie alors que le cinéma est ingrat. Quand le public se déplace au théâtre, c’est pour me voir moi, et seulement moi. Je suis beaucoup plus épanoui au théâtre qu’au cinéma.
- Avez-vous le même trac aujourd’hui qu’à vos débuts sur scène?
- Non, ce n’est pas le même. Il existe un trac de débutant, qui correspond à la peur de ne pas être drôle. Celui que j’ai maintenant n’est pas le même. Aujourd’hui, j’ai peur de ne pas être au mieux de ma forme physique, de ne pas assurer, de ne pas être aussi drôle. Les plus gros tracs que j’ai eus sont à Casablanca parce que c’est plus dur de jouer devant sa famille, devant ses proches et le public casaoui.


Sarrae BOUAYAD

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