Régions

Daoudi autorise une première université privée à Fès

Par L'Economiste | Edition N°:4180 Le 26/12/2013 | Partager
Elle regroupe 4 établissements, 25 filières et 15 laboratoires scientifiques
Management, architecture, ingénierie, tourisme, classes prépas… au menu
Un investissement de 100 millions de DH

C’EST fait. L’Ecole polytechnique de Technologia devient l’Université privée de Fès (UPF). L’autorisation de cette nouvelle appellation vient d’être ratifiée par Lahcen Daoudi, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Formation scientifique et de la Recherche. Fès est dotée ainsi du premier campus universitaire privé.
Cinq ans après son ouverture, l’institution a présenté un dossier solide au ministère, répondant à toutes les exigences de qualité d’un enseignement moderne aux normes internationales. Orientée vers les métiers de l’avenir, elle propose aux bacheliers la possibilité d’intégrer quatre grandes écoles d’ingénieurs, de management, de tourisme, d’architecture et du bâtiment dans un espace (12.000 m2) équipé aux dernières technologies de la formation et de l’enseignement supérieur. Son initiateur, Somagef, un groupe qui a à son actif 25 ans d’expérience dans la formation et les nouvelles technologies, assure également les classes préparatoires aux grandes écoles d’ingénieurs et de commerce. Pour Mohamed Aziz Lahlou, son président, «Technologia a démarré en 2006 et s’est vite imposée comme l’un des établissements leaders dans le secteur de l’enseignement supérieur privé de la ville de Fès». A ce jour, elle a déjà formé plus de 300 lauréats dans un certain nombre de spécialités d’ingénierie et de management qui se sont bien insérés dans différents secteurs d’activités économiques au Maroc (BMCE Bank, Banque Populaire, Webhelp, Dell, SQLI, Atos Origin, Locke Engineering, Triumph…) ou à l’étranger (Orange au Sénégal, Alshaya Company à Dubaï, Teletech aux USA…).  Par ailleurs, l’UPF a établi des conventions avec nombre de partenaires académiques internationaux (Université Paris 13, Université du Littoral – Côte d’Opale, Université de Picardie – Jules Vernes, ESIEE Amiens, Groupe Sup de Co – Amiens,…) et socioéconomiques de premier plan (Renault Maroc, Souriau Maroc, Yazaki,…).
Forts de cette expérience et de ces acquis, les promoteurs de cette université ont décidé de la placer dans un cadre mieux approprié. «L’objectif est d’aller encore plus loin dans la diversification et l’enrichissement de son offre de formation et dans l’amélioration de la qualité de ses formations». Ce cadre n’est autre que celui d’université privée tel que prévu par la loi 01.00 portant organisation de l’enseignement supérieur au Maroc. L’UPF avait satisfait à un cahier des charges draconien, arrêté par le ministère de l’Enseignement supérieur, notamment en créant et en accréditant un certain nombre de nouvelles filières de formation et en réalisant une importante extension de ses infrastructures. Lesquelles ont porté la capacité d’accueil de l’université à 2.640 places physiques. «Nous avons consenti un investissement de 100 millions de DH pour mettre en œuvre notre projet», précise Lahlou.
Située sur la route d’Aïn-Chkef sur un terrain de 1,5 ha, avec plus de 12.000 m2 de surface couverte, l’université accueille aujourd’hui 4 établissements, et 15 laboratoires scientifiques. Elle met à la disposition de ses étudiants, en plus d’un terrain de foot professionnel, une salle omnisports, une piscine couverte, un amphithéâtre professionnel de 300 places et une infothèque.

Formations

L’UPF abrite aussi un centre régional d’examens pour les formations assurées par quelques institutions partenaires. Ce centre couvre, outre le Maroc, le Maghreb et les pays africains francophones. Dans son enceinte, l’université compte aussi un centre de recherche et développement en informatique et un SSM (Swiss school of management) pour préparer des MBA en «finance et banque» en «ressources humaines», en «global management» et en «hotel & tourism management». Grâce à ses équipements, l’établissement se positionne en pôle d’excellence pour les formations de master spécialisé en finance internationale et géopolitique, le commerce-vente et marketing, la finance, audit et contrôle de gestion, le management des systèmes d'information, les RH, et le droit des affaires. Voilà ce qui argumente en gros la décision de Lahcen Daoudi de promouvoir Technologia au statut d’Université privée, sous la dénomination ‘‘ Université privée de Fès – UPF ’’. Il importe de souligner enfin que c’est une première dans la ville.

Côté formation, 25 filières sont disponibles et s’appuient sur l’expérience de 14 partenaires académiques et plus de 60 partenaires économiques. Avec sa centaine d’enseignants et de professionnels de haut niveau, dont 30 % de permanents, l’UPF assure toute une panoplie de formations orientées vers les besoins essentiels des secteurs industriels et économiques aux niveaux local et national. C’est ainsi qu’elle assure cinq spécialités différentes d’ingénierie au sein de sa faculté des sciences de l’ingénieur, laquelle est dotée d’une dizaine de laboratoires scientifiques bien équipés. Elle assure également quatre licences professionnelles et sept masters au sein de son école de commerce et de management, ainsi qu’une licence professionnelle et deux masters au sein de son institut des hautes études juridiques et sociales. Outre la formation initiale, l’UPF assure aussi six masters en formation continue diplômante, ainsi que 200 modules en formation continue.
«Nous allons poursuivre nos efforts d’intégration dans le milieu socioéconomique, et tenons particulièrement à former des cadres hautement qualifiés pour accompagner les grands chantiers de construction que connaissent la ville de Fès et sa région, ainsi d’ailleurs que l’ensemble du Royaume», affirme le président de l’UPF. En effet, outre la filière d’ingénierie en génie civil qui va mettre sur le marché sa première promotion en juillet 2014, ce dernier lancera incessamment une école supérieure dédiée aux métiers de l’architecture et du bâtiment.

L’université en chiffres

- 4 établissements
- 25 filières
- 29 professeurs permanents
- 15 laboratoires scientifiques
- 14 partenaires académiques
- 60 partenaires économiques
- 12.000 m² d’espace pédagogique
- 2.640 places pédagogiques (capacité d’accueil)
- 100 millions de DH d’investis-sement.

De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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