Courrier des Lecteurs

Courrier des Lecteurs

Par | Edition N°:4003 Le 04/04/2013 | Partager

Pour ou contre  l’horaire d’été?

Aucune efficacité !
Au départ, l’instauration de l’horaire d’été partait d’une bonne intention. Réaliser des économies d’énergie. Avec le temps, l’on se rend compte que c’est une vraie catastrophe comme toutes les mesures que l’on lance sans études sérieuses. On aurait pu essayer le système dans une seule ville pour en voir les effets sur l’économie, la société etc… On se contente seulement de copier ce qui se fait en Europe mais on ne pense pas au métabolisme des gens. En plus, on nous contraint à changer d’horaire deux fois en trois mois… de quoi déboussoler le système nerveux. 
A mon avis, cela cafouille dans tous les sens et je pense que la mesure est complètement inefficace. 
L. A.

Totalement contre
Je suis contre l’horaire d’été à 1000%. Il nous perturbe dans notre organisme et dans nos prières. Pour justifier cette mesure, on nous explique qu’elle vise à préserver les relations économiques avec nos principaux partenaires européens. Pourquoi, eux, ne s’adaptent-ils pas à notre horaire. A-t-on réalisé une étude d’impact ? Pas à ma connaissance.  Les effets de cette mesure ne doivent pas être aussi importants alors qu’initialement cette décision devait représenter un levier pour l’innovation, la concurrence et le progrès économique et social du pays. Encore une fois, nous avons mis la charrue avant les bœufs.  ! Le capital humain est le premier levier de la valeur ajoutée d’une société qui vit désormais une déstabilisation totale. 
J. K.

C’est super !
Personnellement, je suis tout à fait pour l’horaire d’été. Je trouve cela super car on peut profiter plus longtemps de la journée. A mon avis, c’est une mesure qui doit certainement avoir des effets positifs puisqu’elle est appliquée depuis 40 ans en Europe. Les pays concernés ont dû faire des études d’impact et si les résultats étaient négatifs, la mesure aurait disparu depuis belle lurette. 
G. S.

Bon pour les affaires 
Le temps, ça compte énormément. Le Maroc et les entreprises nationales n’ont pas le droit d’être en décalage avec leurs partenaires économiques. Vous ratez un rendez-vous et ce sont des affaires de plusieurs millions de dirhams que vous perdez. L’horaire d’été aurait dû être appliqué depuis 40 ans, quand l’Europe a mis en place cette mesure. Nos amis tunisiens ont adopté l’horaire d’été depuis longtemps et cela n’a jamais autant suscité de débats. L’intérêt économique passe avant tout. Et, après tout, si l’on passe une ou deux nuits blanches les premiers temps tout rentre dans l’ordre en moins d’une semaine. Quant à la prière, je ne vois pas en quoi cela dérange. Car, en fait, on l’accomplit à la même heure, on a juste fait avancer d’une heure la grande aiguille de sa montre. Faites ce petit test : prenez votre montre à 16 h et avancez-là de 2, 3 ou 4 heures…est-ce que le temps change en même temps. Est-ce que la nuit est tombée ? 
Non, naturellement. Donc, c’est juste psychologique. L’heure est une invention humaine qui sert à diviser une journée en 24 heures, pour organiser l’activité sociale et économique des gens.  Heureusement, l’être humain n’a aucun pouvoir sur le temps. Alors arrêtons de nous plaindre de cet horaire d’été qui a plus de bons côtés que le contraire. 

B. R.

Inciviques, les Marocains ?

ON ne sait plus par où commencer pour lutter contre l’incivisme qui plombe nos villes. Non respect du code de la route, mauvais traitement des ordures, marchands ambulants qui pullulent …. d’autres phénomènes sont en train de prendre de l’ampleur dans nos quartiers. Il s’agit d’abord du stationnement de véhicules sur le trottoir réservé normalement aux piétons ainsi que de la création par certains résidents devant leurs demeures, d’espaces gazonnés ou plantés, « soigneusement entourés de barbelés ». Entre ces « espaces verts « et les véhicules à grosses cylindrées en stationnement sur le trottoir, les piétons et les personnes handicapées arrivent difficilement à se frayer un chemin en tentant certaines prouesses dignes du parcours du combattant. Ces mêmes propriétaires réagissent sans vergogne pour contrecarrer le stationnement indu des autres automobilistes en érigeant de nombreux petits cylindres en ciment qu’ils peignent en rouge pour signifier l’interdiction de stationner. Imaginez le spectacle ! Une voie pour piétons où stationne un véhicule imposant devant le garage du propriétaire de la résidence, lequel passage est semé d’embûches pour éviter que d’autres conducteurs ne s’y installent. 
Où sont passés les édiles communaux chargés de la conservation et de la gestion du domaine communal ? L’occupation du domaine public est conditionné par l’obtention d’une autorisation délivrée par ces édiles à titre temporaire, précaire et révocable. En contrepartie de cette occupation privative du domaine communal, la ville perçoit une redevance. L’autorité chargée de la police administrative veille notamment au maintien de l’ordre et de la sécurité dans ce domaine. Elle est appelée à dresser des contraventions lesquelles revêtent un caractère répressif puisque les faits portent atteinte à l’intégrité du domaine communal et compromettent son usage. Elles revêtent également un caractère restitutif, le contrevenant devant remettre en l’état le domaine indûment changé et modifié tout en réparant les dommages causés. Où sont les agents de police chargés de la circulation routière ? Le stationnement sur le trottoir peut constituer une grande gêne pour les véhicules de secours (ambulances et véhicules des pompiers).Il est normalement interdit fut-il en face du propre garage du contrevenant. L’utilisation du trottoir est réservée aux seuls piétons et engins pour handicapés et cet espace leur est destiné à toute heure et en tout lieu sauf si la loi dispose autrement. L’absence et l’insuffisance d’aires de stationnement ne sauraient excuser le stationnement sur le trottoir.  Cela s’appelle tout bonnement de l’incivilité. Cela renvoie à une forme d’indécence voire de barbarie.
M. N

Une campagne agricole prometteuse

Mais les importations continuent
Quelle que soit la récolte, le Maroc importe chaque année pour combler ses carences en matière de céréales. C’est une situation incompréhensible pour  un pays à vocation agricole et qui n’arrive même pas à réaliser son autosuffisance alimentaire depuis plus de 50 ans.
Ce secteur qui bénéficie de toutes les mesures d’encouragements et d’exonérations possibles n’arrive même pas à atteindre son seuil de rentabilité, ce n’est pas très clair. Cette année le secteur agricole a bénéficié de plusieurs milliards de DH sous forme de dons, subventions et d’aides. Comment sont-ils utilisés, à qui ils ont été accordés, qui a le privilège d’en bénéficier?
SR

C’est bon pour le moral
Sans aucun doute, quand il pleut le moral des Marocains contrairement aux Européens est au beau fixe. En effet, quand le monde agricole se porte bien, tout le Maroc en profite. Les nappes phréatiques sont pleines, les champs sont verts et fleuris et les récoltes sont bonnes. C’est aussi un bon antidote à l’exode rural. La pluie et une bonne production agricole retiennent les paysans dans leur campagne. Et ils ne viennent pas gonfler les rangs des exilés ruraux qui s’agglutinent à la périphérie des grandes villes. Villes où ils ne trouvent pas forcément de travail et où ils vivent une existence souvent misérable. Seulement, il ne s’agit pas de compter uniquement sur la bonne volonté du ciel mais aussi prévoir des activités agricoles peu gourmandes en eau pour éviter de toujours dépendre des pluies.
Dans certains pays très arides, on est arrivé à cultiver des fraises dans le désert. Cela demande, certes, beaucoup de moyens mais on ne doit pas freiner nos ambitions à cause de cela.
Il faut investir…on en récoltera les fruits à long terme et l’on pourra assurer le développement de notre pays dans les meilleures conditions.
T. H.

Stop au mariage des mineurs !

Mariages collectifs
Il faut penser d’abord à contribuer aux mariages des femmes qui sont déjà d’un certain âge, en organisant des mariages collectifs à la charge des communes et arrondissements, au lieu de discuter des choses aberrantes, comme faisaient les catholiques du Moyen-Âge qui se demandaient si la femme était un être humain ou non. Déjà avec la reforme du code de la famille qui interdit le mariage de l’homme à plus d’une femme sans son consentement et accord écrit est une grave faute dont les conséquences ne seront connues que dans 20 ou 30 ans. Il y a des belles femmes, bien éduquées, très compétentes, qui occupent des responsabilités très importantes, mais il leur manque des maris sérieux.
C’est dans ce cadre que le code de la famille doit trouver une solution efficace pour lutter contre ce phénomène.
R. B.

 Evolution de la société
Je crois que l’évolution de la société au niveau socioéconomique dépasse les propositions de lois qui limitent l’âge de mariage .Comment des mineures mariées sans instruction ni formation peuvent bien éduquer leurs enfants?.
Je propose que les futurs mariés aient au moins 18 ans et au moins le baccalauréat. Car il faut penser à l’avenir des enfants et de la société en générale.
A. A.

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