Entreprises

L’USIB étoffe son cahier revendicatif

Par | Edition N°:4000 Le 01/04/2013 | Partager
Le 11e congrès, l’occasion de faire le bilan des avancées
Et dresser la liste de ce qui reste à faire
Principal objectif : préserver les acquis du personnel bancaire

Ils étaient nombreux à prendre part à la grand-messe des banquiers. Le 11ème Congrès national de l’Union syndicale interbancaire (USIB) a démarré en grande pompe, samedi au siège de l’UMT à Casablanca. S’adressant aux quelque 1.700 congressistes, le secrétaire général de l’Union marocaine du travail, Miloudi Moukharik, a insisté sur la nécessité de préserver les acquis des salariés du secteur bancaire. Augmentation des salaires, réévaluation des primes, extension de la retraite complémentaire pour les cadres, valorisation de la formation professionnelle ou encore la baisse des taux d’intérêts sur les crédit immobiliers.
Autant d’avancées sociales que l’USIB a pu glaner grâce à la convention collective signée avec le GPBM, groupement professionnel des banques du Maroc. «Nous sommes un secteur qui négocie et nous nous mettons régulièrement autour d’une table pour trouver les moyens d’affronter la compétition et améliorer la situation du secteur. C’est ce qui explique que nous avons des protocoles d’accord signés régulièrement consacrant certains acquis et droits pour les travailleurs», précise Amal Aamri de l’USIB.  Néanmoins, cette dernière souligne que beaucoup de choses restent à faire. «Il va falloir prendre en considération la situation matérielle des salariés du secteur bancaire, élargir le panier de soins et améliorer les prestations de la couverture médicale, et surtout étendre la retraite complémentaire à l’ensemble des salariés», ajoute-t-elle.
Pour les dirigeants de l’USIB, si le secteur bancaire a su maintenir le cap et démontré une résilience face aux conséquences de la crise financière, «c’est certes grâce à la politique menée par Bank Al Maghrib, mais aussi à la qualité des ressources humaines, principal capital des banques», déclare Amal Aamri. Confiante quant à la relation qui lie l’USIB au GPBM, Amri se dit néanmoins beaucoup moins rassurée quant à la conjoncture économique du pays. «Celle-ci va certainement avoir son impact sur le secteur bancaire. C’est une donne qu’il va falloir intégrer, mais il va surtout falloir motiver et continuer à former le personnel bancaire pour que le secteur puisse maintenir le cap dans cette période difficile», insiste-t-elle. Les 1.700 congressistes, représentant quelque 42.000 salariés du secteur bancaire, devaient se réunir tout au long du week-end afin de renouveler les instances dirigeantes de l’USIB.  L’élection des membres de la commission administrative, du conseil national et du secrétariat exécutif devait clôturer les travaux de ce congrès. Des commissions thématiques devaient également se réunir pour  élaborer de nouvelles revendications.


Reda MOUHSINE

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