Culture

Poésie: La plume plus forte que l’épée

Par L'Economiste | Edition N°:3967 Le 13/02/2013 | Partager
Abdelhadi et Khaless réunis pour un récital poétique, à la Villa des Arts

La poésie était à l'honneur, la semaine dernière à la Villa des Arts de Casablanca. Saïd Abdelhadi et Rachid Khaless ont offert, devant un public averti, un superbe récital poétique en français et en arabe. L'occasion de partager d'intenses moments lyriques et des idées autour du Printemps arabe. . «La poésie a été créée pour être récitée et déclamée afin de donner vie aux idées et aux mots des poètes. Malheureusement, elle demeure trop souvent statique dans les livres», explique Nezha Khalil, responsable du département culturel   à la Villa des Arts.
Rachid Khaless est un poète moderne qui s'inscrit dans la lignée des artistes " révolutionnaires" des années 1970 tels que Mohammed Khair-Eddine et Mohamed Loakira. Auteur des recueils «Cantiques du désert» et «Dissidence», l'artiste bouscule et pousse le lecteur dans ses retranchements pour le faire réagir sur des sujets de société (liberté sexuelle ou religion) ou de politique. Pour lui, la plume est plus forte que l'épée.  «J’entretiens un rapport frontal et violent avec le lecteur que je malmène», confirme le poète. 
Abdelhadi Saïd, lui, préfère l'ironie pour faire passer ses messages. Traducteur et écrivain, il met à profit dans ses textes l’ironie, l’auto-dérision ainsi qu’un humour particulièrement subtile. Le public de la Villa des Arts a eu droit à des  poèmes inédits qui seront compilés dans un nouveau recueil, à paraitre prochainement.  Ses écrits évoquent et rappellent des situations du quotidien du marocain telles que les embouteillages ou encore la vie de couple à travers lesquelles il parvient à transmettre au public des émotions et l’amènent à s’interroger sur les choses de la vie de manière profonde et onirique.
Karim AGOUMI

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