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Agadir: Un projet R&D pour l’huile d’argan

Par | Edition N°:3736 Le 08/03/2012 | Partager
Un projet de nanocapsules médicamenteuses mené par Universiapolis
Le Luxembourg comme partenaire

‘‘Utilité sociale et économique, développement régional durable, valorisation du capital humain’’ : des valeurs sur lesquelles s’appuie le tout nouveau centre de recherche du campus universitaire Universiapolis.
L’établissement a reçu la semaine dernière la visite d’un hôte de marque, Jean Asselborn, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du grand-duché du Luxembourg. L’intérêt du diplomate luxembourgeois n’est pas fortuit.
Le centre de recherche d’Universiapolis s’appuie sur l’expertise du centre de recherche public Henri Tudor qui fait référence au grand-duché du Luxembourg. Et cette alliance a été montée avec le support financier du ministère des Affaires étrangères de Luxembourg.
Etendu sur 3.000 m² au cœur du campus de l’université, cette structure se veut un établissement ouvert sur son environnement. ‘‘Le centre est fondé sur une vision entrepreunariale. Sa devise est donc la recherche appliquée pour l’innovation au profit du tissu économique et institutionnel de la région’’, précise Aziz Bouslikhane, président d’Universiapolis. Cette ouverture sur le monde de l’entreprise se traduit aujourd’hui par la conclusion d’une convention avec l’association du pôle de compétitivité pour la pêche et l’industrie de transformation des produits de la mer dans la région Souss-Massa-Draâ. L’objectif est de proposer des produits innovants aux industries et entreprises du secteur.
Le centre de recherche qui compte déjà un effectif de plus de trente collaborateurs se distingue déjà. L’établissement est actif depuis 2011 et de nombreuses recherches ont été publiées dans des journaux et revues internationaux. Parmi les actualités en ce moment, ce sont les travaux de recherche réalisés par le laboratoire de chimie, biologie et innovation thérapeutique du centre en partenariat avec le laboratoire des génies de procédés de l’université de Lyon 1, est-il indiqué.
Le sujet de ce travail dont les résultats seront bientôt publiés dans le Journal of biomédical nanotechnology, est l’encapsulation de l’huile d’argan comme vecteur de principes actifs médicamenteux. ‘‘Le procédé est simple, les principes actifs médicamenteux sont enfermés dans des nanocapsules d’huile d’argan et par application sur la peau, ils sont libérés à l’intérieur de celle-ci’’, précise Imane Chafchaouni, enseignante chercheuse à Universiapolis. Cette voie de recherche ouvre les portes à une nouvelle valorisation de l’huile d’argan. Ainsi, de nouveaux soins pourront être proposés aux consommateurs aussi bien dans le domaine pharmaceutique que cosmétique.


De notre correspondante, Malika ALAMI

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